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Rothschild & Cie Gestion : « Il est trop tôt pour parler de hard landing en Chine...»

Après le décrochage des marchés cette semaine, Marc-Antoine Collard, chef économiste chez Rothschild & Cie Gestion, nous livre son analyse


 

H24 : Comment expliquer un tel impact de la chute des marchés chinois sur l'Europe ?

 

Marc-Antoine Collard : Le poids des pays émergents dans l’économie mondiale est très important et les liens entre chaque zone sont étroits: ils sont non seulement commerciaux, mais également financiers et bancaires.

 

Si l'épicentre de la chute se situe bien en Chine, il faut souligner plus globalement les incertitudes entourant les perspectives de croissance des émergents. Le ralentissement économique qui s'y fait sentir depuis 3 ans pourrait se poursuivre encore cette année avec un impact potentiellement négatif non négligeable sur les pays développés.

 

La Banque Mondiale a d'ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance mardi, notamment en raison de perspectives moins reluisantes sur les marchés émergents pour 2016. D’autres révisions à la baisse sont même probables.

 

 

H24 : Votre vision sur la situation économique de la Chine ?

 

MC : Pour le moment, la situation ne semble pas s’être stabilisée. Il est néanmoins trop tôt pour parler de "hard landing".

 

Si le secteur industriel et la construction en Chine sont des secteurs en récession, celui des services tient plus ou moins bien et vient compenser en partie cette récession.

 

En revanche, plus le temps passe, plus le risque de contagion à ce secteur est grand. C’est dans ce contexte que les autorités ont décidé d’accélérer la cadence en termes de mesures de soutien.

 

La mise en place d’une politique monétaire plus accommodante n'ayant vraisemblablement pas suffit à stabiliser l’activité économique, l'outil de la politique fiscale et budgétaire fait désormais partie de l’arsenal utilisé. Le taux de change pourrait lui aussi jouer un rôle grandissant alors que les autorités ont décidé de laisser le yuan se déprécier par rapport au dollar.

 

Cela s’explique probablement par, d’une part, leur désir de limiter la forte baisse des réserves de changes (-700 milliards de $ depuis 18 mois) qui ont été utilisées pour tenter de contrôler la dépréciation, mais également pour donner un coup de pouce aux entreprises chinoises dont la compétitivité s’est fortement détériorée au cours des dernières années.

 

 

H24 : Les monnaies vont donc encore beaucoup bouger cette année ?

 

MC : Je ne crois pas à une guerre des monnaies. Reste que la dépréciation du yuan devient un défi supplémentaire pour les grands exportateurs asiatiques notamment.

 

Déjà, la forte dépréciation des monnaies émergentes face au dollar rend complexe le service de la dette pour de nombreux acteurs privés qui, au cours des dernières années, ont grandement augmenté le niveau de leurs dettes libellées en dollar.

 

Plusieurs pays se retrouvent donc pris en étau entre la dépréciation du yuan et la force du dollar.

 

 

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