« 20%, cela me semble une proportion raisonnable pour les structurés »...
Quartier Libre pour Pierre Guys, Directeur général de Privalto France, et Frédéric Lorenzini.
Frédéric Lorenzini : Un bon placement financier, c’est quoi ?
Pierre Guys : C’est un placement avec lequel on gagne de l’argent, on ne se contente donc pas de ne pas en perdre, et un placement qui offre de la visibilité sur ce qu’on va potentiellement gagner : une obligation de résultat et pas de moyen.
FL : A partir de quel moment un produit devient trop complexe à comprendre ?
PG : On y a pas mal réfléchi avec les régulateurs. En France l’AMF considère qu’un produit est complexe lorsqu’il y a notamment plus de 3 étapes de calcul et qu’il est lié à différents types de sous-jacents. Si je ne suis pas fan de la notion d’étapes de calculs, je trouve effectivement complexe pour un client d’appréhender dans une même formule trop de types de sous-jacent.
FL : 3 conseils à un investisseur ?
PG : Choisir la contrepartie avant de se laisser séduire par le produit ; se poser la question de la maturité : « combien de temps j’ai devant moi ? »; diversifier.
FL : Votre crainte sur les marchés ?
PG : La plus importante porte sur l’obligataire. Pas tant en raison d’un hypothétique krach mais parce que depuis 30 ans on est sur un bull market obligataire et qu’on s’y est habitué. Assets managers, conseillers et clients vont devoir se réinventer …
FL : Quelle place faut-il réserver aux fonds à formule dans un portefeuille ?
PG : Ce qui rend la question difficile ne tient peut-être pas tant au type d’investisseur auquel on s’adresse qu’à la grande différence qu’il existe entre les produits. Je pense qu’on ne doit jamais mettre plus de 20% sur une même classe d’actifs, cela me semble une proportion raisonnable pour les structurés.
FL : Les autres marchés européens sont-ils aussi friands de produits structurés que les Français ?
PG : Ils le sont souvent plus, et ce pour 2 raisons. Sur les nombreux marchés où le fonds en euros n’existe pas on va sur les produits structurés pour optimiser son couple rendement/risque. Et sur les marchés où on a une habitude de produits sans frais, on privilégie entre autres les ETF et les structurés
FL : Le produit le plus calamiteux que vous ayez vu dans votre carrière ?
PG : Un produit qui en plus de capper la hausse, t’exposait avec un effet de levier de 120% à la baisse. Une riche idée…en 2007 !
FL : Depuis la crise de 2008, les risques systémiques sont-ils mieux gérés ?
PG : J’ai clairement le sentiment que oui ; en raison du travail des régulateurs bien sûr mais aussi parce qu’il y a eu une prise de conscience des opérateurs. Les résultats des stress tests bancaires illustrent bien cette nouvelle situation.
FL : Votre modèle professionnel ?
PG : Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon. Il a compris que la dimension internet devient centrale dans les tous business aujourd’hui. C’est une boîte capable de parler à toutes les générations et qui ne cesse d’investir plutôt que de payer trop d’impôts.
FL : Votre meilleur investissement ?
PG : En termes financiers, Privalto Phénix 2 : 80% sur 4 ans.
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