Interview du gérant classé n°1 en performance dans la catégorie "Diversifiés Int - alloc mixte" par Europerformance
Quartier Libre pour Didier Bouvignies, co-gérant avec Philippe Chaumel du fonds R Club (+ 7,70% Ytd) chez Rothschild & Cie Gestion, par Frédéric Lorenzini.
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Frédéric Lorenzini : Quelles sont vos anticipations à 12 mois sur les taux américains ?
Didier Bouvignies : Une hausse. Les Etats-Unis enregistrent une croissance soutenue qui justifierait des taux longs supérieurs de 50 à 100 pb.Â
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FL : Quels gisements restent-ils sur les taux ?
DB : Après le rallye sur les périphériques, il n’y a pratiquement plus d’opportunité.
La gestion obligataire va être modifiée dans son modèle : accepter de ne pas gagner pour éviter de perdre.
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FL :Â Les émergents, respiration ou remise en question ?
DB :Â Remise en question : ils n’échappent pas à la théorie des cycles.
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FL :Â Les secteurs à privilégier ?
DB :Â Pas de secteurs mais des thématiques comme les sociétés en retournement au sein de la zone euro.
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Les cessions d’actifs ou les réductions de coûts leur ont donné un levier opérationnel, même en période de faible croissance.
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On les trouve aussi bien dans la construction, les loisirs, les banques…
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FL :Â Les 3 zones à éviter ?
DB :Â En fait la question qui se pose à un investisseur est « Est-on bien rémunéré pour le risque qui est pris ?».
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Dans le domaine obligataire clairement toutes les zones sont à éviter.
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Du coté des marchés actions certains ont une prime de risque faible comme les Etats-Unis ; avec les émergents il y a beaucoup de risques.
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Aujourd’hui c’est en zone euro qu’on trouve une bonne rémunération du risque.
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FL :Â Les devises, risques ou opportunités ?
DB :Â On a une vision différente de celle du consensus : tout le monde pense que le problème est la force de l’euro, nous pensons que ce n’est pas la réalité : il ne s’est pas apprécié depuis 2007.
Il nous semble dangereux de jouer sur les grandes devises dans les pays développés parce car il n’y a pas d’écart flagrant par rapport à la valeur fondamentale.
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FL :Â Pendant combien de temps peut-on avoir raison seul contre le marché ?
DB :Â Tant que les clients restent fidèles, au-delà de 18 mois il faut avoir une force de persuasion assez importante.
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FL :Â Flexible à 20/80, pourquoi pas 0/100 ?
DB :Â Parce qu’on n’a jamais de certitude dans ce métier : 100 ou 0 c’est un peu manquer d’humilité.
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FL :Â Votre plus belle plantade ?
DB :Â Etre resté sous exposé au secteur de la chimie pensant que les marges n’étaient pas soutenables, ce qui ne s’est pas encore avéré.
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FL :Â Si c’était à refaire ?
DB :Â Changer sur le fait d’acheter trop tôt et de vendre trop tôt ; j’essaie de me soigner…
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