Annonce partenaire
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
7704.66 -0.83% -5.46%
Diversifiés / Flexibles Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Actions Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Performance Absolue Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds

Il faut « commencer à  regarder les obligations indexées sur l’inflation pour préparer l’avenir »

Quartier Libre pour Alan Cauberghs, directeur d'investissement obligataire chez Schroders, et Frédéric Lorenzini


Frédéric Lorenzini : Mis à part une remontée des taux, qui n’est pas d’actualité, quels sont les dangers que vous voyez sur les marchés obligataires ?

 

Alan Cauberghs : Que les banques centrales agissent trop tard en laissant les taux trop bas trop longtemps, cela a un impact sur les marchés émergents et on ne finira pas avoir un risque de bulle. D’autre part que les banques centrales utilisent les devises comme un outil monétaire.

 

 

FL : Les segments où il faut être présent ?

 

AC : Le Crédit, investment grade, plutôt en Europe. Les convertibles, commencer à regarder les obligations indexées sur l’inflation pour préparer l’avenir.

 

 

FL : Le titre à surtout ne pas avoir en portefeuille ?

 

AC : Il y en a tellement… Probablement la dette d’Etat italienne.

 

 

FL : Quand on apprécie une corporate, quel est le poids que l’on accorde aux fondamentaux de l’entreprise d’une part et d’autre part à l’environnement taux ?

 

AC : Je pense 70 / 30. Certaines entreprises peuvent même profiter d’une hausse des taux.

 

 

FL : La crise de 2007-2008 avait largement remis en question la hiérarchie Govies-Corporate, est-ce qu’on en est revenu ?

 

AC : Les bilans des entreprises sont souvent plus attractifs que le bilan de certains Etats. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que dorénavant on applique des techniques d’analyse crédit sur les Govies.

 

 

FL : Une cessation de paiement de la France, des Etats-Unis ou du Royaume Uni est-elle imaginable ?

 

AC : En théorie c’est possible et d’ailleurs les Etats-Unis n’en ont pas été loin. Mais il n’y a pas de risque réel ; donc la réponse est non.

 

 

FL : L’erreur que l’on commet souvent en gestion obligataire ?

 

AC : Prendre de grands paris sur la direction des taux. En fait les banques centrales sont réactives, elles ne sont pas proactives.

 

 

FL : Votre plus belle erreur d’appréciation ?

 

AC : J’ai fait une grosse erreur en 2009 en regardant le bilan des banques : je pensais qu’elles seraient obligées de vendre une grande partie de leurs actifs. En réalité, elles ont commencé à le faire beaucoup plus tard car elles n’étaient pas suffisamment capitalisées pour subir le choc au niveau du prix de marché de ces actifs.

 

 

FL : Quelle est la part des obligations dans votre portefeuille financier ?

 

AC : A peu près 20%. Cette proportion a baissé au fil des mois par un effet de valorisation de la part actions.

 

 

FL : Vos maîtres à penser ?

 

AC : Je dirais John Bogle, le fondateur de Vanguard. Il a donné un coup de fouet aux marchés en permettant aux investisseurs d’aller sur des véhicules avec des frais bas.

 

 

Pour en savoir plus sur la performance des fonds Schroders, cliquer ici.

Autres articles

Voir tous les articles

Acteurs

Palmarès des entreprises où il fait bon travailler en finance… quand on est une femme !

Publié le 08 mars 2026

Lire la suite

Acteurs

Voici ce que H24 a fait pour vous...

Depuis 15 ans, nous écrivons des articles sur les meilleurs acteurs de la gestion d'actifs.

Publié le 27 février 2026

Lire la suite

Acteurs

Mercato : ça bouge chez les commerciaux…

Le début d’année confirme une chose : le marché du wholesale et des CGP reste plus que jamais stratégique.

Publié le 25 février 2026

Lire la suite
Actions PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Article 9 Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Obligations Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds