"Plutôt chapeau melon et bottes de cuir", explique Brice Anger, Directeur du développement M&G France
Quartier Libre pour Brice Anger, Directeur général de M&G France et Frédéric Lorenzini
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Frédéric Lorenzini : Les changements majeurs sur le marché en France au cours des 10 dernières années ?
Brice Anger : Le grand changement ça a été d’assister à des baisses de taux importantes, ce qui a eu pour conséquence de détourner les investisseurs de masses énormes de fonds monétaires au profit de classes d’actifs plus risquées. Et aussi la montée en puissance des ETF.
FL : D’où viendra la prochaine crise ?
BA : Elle vient toujours d’où on ne l’attend pas… Aujourd’hui tous les yeux sont tournés vers la Chine et sa capacité à gérer l’endettement privé.
FL : Aujourd’hui, pour un investisseur, le plus gros risque c’est quoi ?
BA : De mal apprécier son profil de risque dans le temps, en se laissant influencer par des tendances de court terme. C’est vrai chez les particuliers, mais pas uniquement.
FL : Sur le moyen terme, quelle place faut-il faire aux marchés émergents dans les portefeuilles ?
BA : Ces marchés représentent toujours une classe d’actifs importante, même s’ils ont connu des déconvenues car ils demeurent un moteur essentiel de la croissance mondiale et que nous sommes dans un monde réellement globalisé.
FL : Les 3 critères pour identifier un fonds bien gérés ?
BA : La gestion est plus un art qu’une science, mais si on est dans une optique de gestion active, je pense qu’il faut s’intéresser au gérant, entre autres à son track-record, à son environnement de travail et enfin à sa motivation, est-ce que sa rémunération est compétitive et établie dans la durée.
FL : Le fonds sur le marché français que vous considérez être un rossignol ?
BA : Un mauvais fonds : il fait le benchmark et ensuite il faut enlever les frais.
FL : Votre principe de base pour votre propre portefeuille ?
BA : Que des fonds, pas de titres vifs, avec de bons gérants
FL : Se lancer sur le pari M&G en 2007, c’est optimiste, contrarian, désespéré ?
BA : Contrarian. Ce n’était pas évident de prendre les rênes d’une maison totalement inconnue sur un marché saturé. En fait je dirais que c’était plus ambitieux que contrarian.
FL : Votre modèle ?
BA : Steve Jobs, car il avait toujours un coup d’avance sur les besoins.
FL : Le management Brice Anger, c’est « Harry Potter », « Les Tontons flingueurs », « Chapeau Melon et bottes de cuir » ?
BA : … plutôt « Chapeau melon et bottes de cuir ».
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