« L’exception française, c’est de faire comme tout le monde mais 2 ans après » Louis Bert, Président de Dorval Finance
Quartier Libre pour Louis Bert, Président de Dorval Finance, gérant du fonds Dorval Convictions, et Frédéric Lorenzini
Frédéric Lorenzini : Quels sont les risques que vous voyez à l’horizon sur les marchés ?
Louis Bert : L’impact sur les résultats des entreprises de l’évolution des changes liés à la dévaluation de certaines devises émergentes.
Frédéric Lorenzini : La France est-elle réformable ?
Louis Bert : Oui. L’exception française c’est de faire comme tout le monde mais 2 ans après. Il y a un certain conservatisme en France.
Frédéric Lorenzini : Quelles sont vos anticipations sur les émergents ?
Louis Bert : Le point le plus important selon moi est la disparité des performances liée à des situations très différentes, avec une surperformance des petits émergents, par rapport aux BRIC. Il faut être de plus en plus attentif à ce qui se passe dans les pays limitrophes.
Frédéric Lorenzini : Est-ce qu’un gérant peut être bon en sélection de titres, maîtriser l’univers obligataire et l’allocation d’actifs ?
Louis Bert : On peut être bon en allocation et en sélection de titres mais les marchés de taux c’est un métier à part entière. Là il faut s’entourer de nouvelles compétences.
Frédéric Lorenzini : Quel était votre rêve d’enfant ?
Louis Bert : J’en ai eu pleins. Le premier était d’être archéologue.
Frédéric Lorenzini : 3 titres à mettre absolument en portefeuille ?
Louis Bert : Solution 30, un groupe européen coté à Luxembourg qui gère des compteurs intelligents. Ils surfent sur la numérisation de l’économie. Altran où on assiste à un redressement des marges avec une croissance satisfaisante. Et aussi Folli Follie qui intervient dans le « luxe abordable » avec une valorisation modérée. C’est une société grecque qui réalise 50% de son chiffre d’affaire en Chine.
Frédéric Lorenzini : La qualité la plus importante pour un gérant ?
Louis Bert : L’écoute. Des marchés, des clients, des dirigeants d’entreprises. Ensuite, il faut avoir le courage de prendre une décision.
Frédéric Lorenzini : L’erreur que font souvent les investisseurs ?
Louis Bert : Vendre à la baisse et acheter une fois que ça a monté. Ils sont souvent capables de bien analyser le passé mais sont trop rarement dans l’anticipation de l’inflexion.
Frédéric Lorenzini : Votre plus belle erreur de gestion ?
Louis Bert : On avait très bien passé la crise de juillet-août 2011, en raison de bonnes anticipations qui nous avaient permis de sortir largement des marchés. Mais on est revenu trop tôt…
Frédéric Lorenzini : Quels sont vos modèles ?
Louis Bert : … sans doute Michel Paradis (Ndlr H24: ex Directeur Gestion Actions au Crédit Agricole) qui m’a formé en 87.
Pour en savoir plus sur la performance des fonds Dorval, cliquer ici : Gaëlle Guilloux
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