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Les liquidités sont reines pour les petites et moyennes capitalisations européennes

L'économie européenne n'est pas encore sortie du marasme ; cela n'a pourtant pas empêché plusieurs petites et moyennes entreprises de générer des performances proches de 70 % l'année dernière. Selon Damien Kohler (DK), la clé pour identifier les sociétés les plus prometteuses consiste à  se concentrer sur celles qui résistent à  la récession et affichent des bilans solides et des business models générateurs de liquidités, et à  éviter celles qui se sont développées trop brutalement et réduisent désormais leurs coûts.

Pourquoi les investisseurs devraient-ils investir dans les petites et moyennes entreprises ? Ne sont-elles pas plus risquées que
les grandes capitalisations ?



DK : Nous pensons qu'il n'est pas plus risqué de se positionner sur un fonds dédié aux petites et moyennes capitalisations que sur d'autres classes d'actifs, car notre stratégie d'investissement réduit considérablement le risque de défaut. Nous nous concentrons sur la sélection des valeurs, et non sur l'allocation sectorielle ou géographique. Notre portefeuille est ainsi plus équilibré que ceux de beaucoup de nos concurrents. Nous recherchons du rendement à un risque raisonnable et nous nous concentrons sur les flux de trésorerie. Nous ne misons pas sur « l’espoir » : nous choisissons des sociétés au bilan solide, capables de se développer dans un environnement de marché difficile et d'améliorer le rendement offert aux investisseurs en augmentant leurs dividendes et en rachetant
leurs actions. Selon les données du consensus sur les actions des petites et moyennes capitalisations de l'Europe continentale, un portefeuille type pourrait offrir une croissance bénéficiaire à deux chiffres et même des perspectives de croissance du dividende supérieures, avec un rendement actuel proche de 3 %. En revanche, nous évitons les sociétés qui veulent croître trop vite, ne font pas preuve de discipline financière et semblent se disperser. En général, elles ne se révèlent pas de bons investissements à long terme, et encore moins en mauvaise conjoncture.


Quel profil de sociétés recherchez-vous ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?



DK : Nous recherchons des sociétés avec une forte discipline financière qui, en cas de perspectives de croissance du PIB mondial trop faibles pour investir dans des projets de croissance, optent pour un rachat d'actions ou récompensent les investisseurs par une hausse du dividende. Nous décelons des sociétés offrant un flux de dividendes régulier et croissant, à l’image d’International Personal Finance, une société financière britannique proposant des crédits à la consommation dans les pays émergents. Celle-ci s'est développée dans des pays à forte démographie, tels que la Pologne et le Mexique, et son action s'est appréciée de 120 % cette année. En 2011, lorsque les marchés d’actions se sont effondrés, la direction a décidé de continuer à augmenter les dividendes et à procéder à des rachats d'actions, qui ont montré à quel point cette société était sous-évaluée.


Un autre exemple, l'opérateur britannique de téléphonie à haut débit Talk Talk Telecom, qui a progressé de 70 % en 2012. Cette société est très intéressante, car elle se concentre sur des produits abordables dans un marché où les consommateurs cherchent à économiser de l'argent. Elle soigne également la qualité de son service à la clientèle : elle parvient à mieux fidéliser ses clients et à moindre coût que la concurrence. Nous apprécions sa gestion dynamique. La direction a l'art et la manière de s’adapter à cet environnement. L’entreprise génère des flux de trésorerie solides qui lui permettent de récompenser les investisseurs à l’aide de dividendes croissants.


Préférez-vous les titres à faible valorisation ou les sociétés décroissance ?


DK : Nous ne réfléchissons pas ainsi. Nous décelons de nombreuses opportunités intéressantes sur ce marché. Certaines sociétés se concentrent sur la croissance mais grâce à notre processus discipliné, nous les achetons à des valorisations raisonnables. D'autres titres sont achetés dans une pure logique de rattrapage en terme de valorisation. Enfin, d'autres titres nous permettent de tirer parti d’une augmentation des fusions/acquisitions.

Grâce à l'étendue de notre univers d'investissement (près 1 000 titres), nous pouvons trouver une croissance plus élevée à un prix raisonnable. En outre, dans ce marché, les sociétés les plus petites sont davantage susceptibles de faire l'objet de rachats.


Que dites-vous à ceux qui pensent que les petites et moyennes caps sont risquées ?


DK : Elles sont risquées si vous ne faites pas attention où vous investissez. Depuis que je gère ce fonds (2007), je n’ai jamais été confronté à une entreprise défaillante. Je connais certains investisseurs qui ont perdu de l'argent en misant sur des sociétés ayant fait faillite, mais la plupart des entreprises de nos portefeuilles ont des bilans solides qui leur permettent d’endurer un environnement économique difficile. Typiquement, nous détenons 70 titres en portefeuille et notre diversification sectorielle est supérieure à celle de nos concurrents, ce qui réduit également le risque. Enfin, notre classe d’actifs n’est pas plus volatile que des classes d'actifs comparables. La baisse des taux obligataires représente une excellente opportunité pour les entreprises. Que préférez-vous ? 2 % sur un emprunt souverain français ou un rendement du dividende de 3 % à 4 % d'une société générant assez de liquidités pour couvrir deux fois son dividende et capable de s'adapter à des tendances de marché difficiles ? C'est pourquoi un bilan solide est si important. J'ai connu des sociétés en mesure de verser des dividendes en puisant dans leurs réserves en dépit de bénéfices décevants. Si vous ne vous concentrez pas sur le bilan, vous pouvez perdre beaucoup d'argent. L'année dernière a été bonne pour nous, non seulement parce que certaines sociétés ont doublé de valeur ou ont été rachetées, mais également parce que nous avons évité les perdants et, par conséquent, nous avons augmenté nos performances. À l’inverse, si le bilan est fragile, les sociétés subissent davantage la pression : elles sont une cible idéale pour les hedge funds qui peuvent s'attendre à une augmentation du capital. Aussi, avec un bilan fragile, l'équipe dirigeante ne peut pas se concentrer sur l’investissement ou la croissance car elle est trop préoccupée par le remboursement des créanciers obligataires ou des banquiers. Les sociétés qui se concentrent sur la réduction des coûts et des dépenses d'investissement ne développent pas leur activité, souvent au détriment de leurs perspectives à moyen terme.
Vous admettrez que l'environnement économique actuel n'est pas particulièrement propice en Europe ?


DK : Nous sommes très prudents sur le marché car, effectivement, l'environnement macroéconomique mondial est assez morose à
l'heure actuelle. Par conséquent, nous recherchons des sociétés qui peuvent se développer quelle que soit la croissance du PIB, parfois
parce qu'elles sont exposées aux marchés émergents où elles peuvent bénéficier d'une démographie plus favorable (par exemple,IPF), soit parce que leur offre de produits est compétitive sur un marché caractérisé par une demande soutenue de consommateurs sensibles au coût. WH Smith en est un exemple typique au Royaume-Uni. Beaucoup ont pu penser que cet environnement serait difficile pour un libraire, notamment parce que l'essentiel de son activité est réalisé au Royaume-Uni où la croissance économique est atone. Pourtant,
WH Smith est très bien géré et effectue un rachat d'actions tous les ans. Le rendement de son dividende est élevé et le titre a progressé de 40 % en moins de six mois. C'est caractéristique du type de valeur que nous prisons. Une gestion financière saine est cruciale dans le contexte actuel ; cette société a retiré ses produits les moins rentables et se concentre vraiment sur l'enrichissement de son offre de produits. Elle devrait augmenter son bénéfice par action d'environ 5 % par an – soit plus que la croissance du PIB –, un résultat impressionnant compte tenu de la croissance morose.


Comment identifiez-vous des opportunités d'investissement aussi intéressantes ?



DK : Nos décisions d'investissement reposent principalement sur un système quantitatif développé en interne, qui nous permet d'identifier les sociétés affichant un équilibre idéal entre croissance et valorisation. Une fois repérée, un gérant de portefeuille senior contacte la société et rédige une note de recherche détaillée qui sera discutée en réunion par notre comité d'investissement. Nous effectuons nos propres analyses plutôt que de nous appuyer sur des conseillers. Nous investissons lorsque nous sommes convaincus qu'un titre peut enregistrer une performance de 20 % à 40 % d'ici un à trois ans.

 

 

Source: BNP Paribas

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