La dette de l’Espagne sera soutenue ad-vitam aeternam par la BCE…
François Barthélémy, directeur général de Primonial AM
L’épisode récent de volatilité est directement lié à la situation espagnole. Notre analyse est la suivante :
- L’Espagne est un des pays d’Europe les moins endettés.
- L’Espagne souffre en revanche d’une croissance faible, d’une économie peu compétitive, et surtout du dégonflement d’une bulle immobilière qui grève les bilans des banques, dont les plus fragiles (c'est-à-dire hors BBVA, Santander et La Caixa) devront être recapitalisées. Le soutien du système bancaire par l’Etat espagnol, seul capable d’éponger les pertes, entrainera une augmentation de la dette d’Etat à des niveaux similaires à la France ou à l’Italie dans les années qui viennent.
Rien de cela n’est nouveau. Il n’existe à mon sens aucun risque de défaillance de l’Espagne ou de ses banques. Sa dette sera soutenue ad-vitam aeternam par la BCE, soit par des achats directs, soit par un soutien indirect via les banques espagnoles. Au passage, pour les Cassandres qui compareraient la situation de l’immobilier espagnol avec la France, je rappelle que l’Espagne est unique en Europe par sa situation : la construction spéculative d’un vaste parc résidentiel sans utilisateur naturel en Espagne se compare à la situation de pénurie chronique en France.
Je perçois donc la baisse récente des marchés comme une crispation irréfléchie, peu fondée, dont il convient de tirer parti (en clair : c’est probablement un point d’entrée attractif).
Source : Primonial
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