Allocation d’Actifs : le comité augmente le poids de la poche actions…
Scénario central : le vote du comité de Camgestion
Les marchés d’actions commencent à faire preuve d’une (très) relative stabilité depuis leur violent sell-off d’août où ils sont allés jusqu’à implicitement valoriser une récession mondiale et surtout un éclatement de la zone euro. Forts d’un important rebond en octobre, ils fluctuent désormais dans un canal entre 15 et 25% supérieur à leurs points bas estivaux. Si la volatilité demeure très forte au sein de cette fourchette, cette relative stabilité traduit un apaisement salutaire des indices actions, dorénavant capables de s’affranchir de facteurs d’inquiétude persistants comme le chômage. Sur les niveaux de valorisation actuels, il nous semblerait alors contre-productif de réduire son exposition actions alors que le gros morceau de la tempête pourrait être passé. Un destress probable des cas grec et italien serait même de nature à catalyser les marchés à la hausse. Notre Comité d’allocation d’actifs accroît ainsi légèrement sa pondération actions pour la porter à 53% de notre portefeuille modèle équilibré.
Dans ce contexte, le psychodrame hellénique ne fait finalement plus paniquer outre mesure les marchés de taux qui réagissent sans surprise par un flight to quality toujours plus sélectif et une dégradation importante des périphériques et de l’Italie. Sur les emprunts privés, la cherté du crédit se détermine de plus en plus en fonction de la qualité des signatures. Au-delà des ratings, le pays de l’émetteur est maintenant scruté à la loupe. Si les plus beaux émetteurs sont donc très chers avec une prime de risque de seulement 100 bp sur l’euribor, les opportunités ne manquent toutefois pas aux investisseurs sélectifs et vigilants.
Notre Comité augmente le poids de la poche actions à 53% de son portefeuille modèle équilibré 50-50. La classe actions nous semble devoir profiter d’un apaisement du contexte macro et recèle un potentiel de poursuite de son actuel rebond. Parallèlement, nous réduisons la poche obligataire à 43% du poids total. Les taux des emprunts d’Etat allemands, américains et français sont à des niveaux inconsidérément faibles à cause des tensions en zone euro. Si un destress global devrait profiter en premier lieu aux périphériques (absents par construction de notre portefeuille modèle), il pénaliserait a priori les emprunts refuges comme le Bund et le T-note. Nous diminuons donc en conséquence notre allocation sur l’ensemble des sous-catégories obligataires, en premier lieu la dette américaine. Nous maintenons enfin 4% d’instruments monétaires dans le portefeuille.
Source : CAMGESTION , le 1 novembre 2011
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