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CamGestion: Crise grecque, effet DOMINO et gestions

Les décisions de notation du 27 avril de l’agence de notation Standard & Poor’s ont douché des marchés financiers déjà  fébriles.

Standard & Poor's a dégradé le Portugal de A+ à  A-, la Grèce dans la catégorie non investissement Grade - faisant passer la note de BBB+ à  BB+-,et elle a récidivé le 28 avril en abaissant la notation de l’Espagne de AA+ à  AA. Les situations n’ont bien sûr rien de comparable entre la Grèce, le Portugal, L’Irlande et l’Espagne. Tous ces pays sont fortement endettés, mais seule la Grèce a sciemment dissimulé la terrible vérité de sa détresse budgétaire et va en payer le prix fort par une cure d’austérité sans précédent pour sa population. Le Portugal et l’Irlande ont déjà  entrepris des mesures drastiques de rééquilibrage budgétaire, et l’Espagne dispose de capacités internes de financement de sa dette. Dans un contexte déjà  fragile, les dettes des pays périphériques se sont écartées significativement contre la dette allemande et l’effet domino n’a fait que s’accélérer. La dégradation est encore plus marquée sur les parties courtes des courbes où l’écart entre le 2 ans portugais et allemand est passé en l’espace de quelques jours de 100 à  plus de 300 points de base. Quant à  l’écart de taux entre la Grèce et l’Allemagne sur le 2 ans, il s’est envolé de 200 bp à  1100 à  ce jour. Les tergiversations et autres cacophonies européennes sur le plan de sauvetage de la Grèce auront conduit à  une remontée des rendements obligataires, et donc au renchérissement du coût de financement de la dette de certains pays de la zone comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande et dans une moindre mesure de l’Italie et de l’Espagne. Dans le même temps, les rendements de l’Allemagne de la France n’ont fait que baisser. CamGestion continue de penser qu’un plan de sauvetage sera annoncé avec l’aide du FMI au sein de la zone. Un défaut de la Grèce ou sa sortie de la zone aurait des conséquences par trop dommageables pour le système financier Européen et la crédibilité politique et économique de la zone. L’hypothèse de la sortie de la Grèce de la zone Euroland n'est donc pas retenue. L’ampleur de l’endettement est devenu un problème mondial. Dans ce contexte, il convient tout particulièrement de surveiller le cas la Grande Bretagne. Celle-ci sera face à  des élections générales le 6 mai qui pourraient déboucher sur un parlement sans réelle majorité. Ce phénomène politique ajouté à  un endettement considérable, pourrait à  nouveau provoquer des remous importants sur les marchés, d’autant que dans un tel cas, des projections seraient instantanément faites sur le grand frère américain, même si ces deux pays conservent également la capacité de pratiquer des ajustements via leur devise nationale. Le risque existe et est bien pris en compte par les officiels britanniques comme en attestent les récentes déclarations du Ministre des Finances Alister Darling qui appelle à  une proposition de plan rapide pour la Grèce pour éviter toute contagion. Cependant le mal est fait, et l’annonce d’une solution pour la Grèce va laisser des traces et chaque pays a compris que l’endettement supplémentaire devient impossible et donc, que faute de croissance, il faudra choisir entre la peste de la réduction de la dépense publique ou le choléra de la remontée des impôts. En Europe, des plans d’austérité vont nécessairement germer dans une phase de faible croissance économique. On peut donc en déduire que la reprise sera certainement plus laborieuse et se fera à  deux vitesses entre le nord et le sud. "En terme de gestion dans certains de nos portefeuilles obligataires et diversifiés, nous avions décidé de longue date d’alléger très sensiblement notre position sur les titres obligataires grecs. Le choc que nous subissons est donc le fait de la forte dévalorisation des titres restants dans l’attente du plan UE/FMI. Nous restons par ailleurs exposés sur les obligations souveraines des autres pays de la zone dont le Portugal, l’Espagne et L’Italie. Nous sommes confiants dans la capacité du Portugal à  mettre en place le plan annoncé officiellement et conjointement par toutes les forces politiques du pays. Enfin, concernant l’Espagne, il est vrai que le pays est toujours frappé de récession, mais ce pays peut trouver en interne, à  La différence de la Grèce et du Portugal, une capacité de financement susceptible de lui éviter une dérive dramatique comme celle connue sur d’autres pays. Enfin, et dans un souci de transparence, dans l’hypothèse ou les nouvelles notations des pays concernés ne seraient plus conformes aux contraintes de nos portefeuilles, nous vendrons ces positions dans les meilleurs délais en nous assurant de le faire dans des conditions de liquidités les moins dégradées possibles." (Source:CAMGESTION)

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