Près de 6.000 épargnants détiennent des actifs hôteliers exploités par le groupe Maranatha, qui serait au bord du redressement judiciaire…
« Alerte sur les placements hôteliers », c’est le titre de l’article des Echos envoyé ce matin.
Quelques phrases-clés de l’article d’Anne Sophie Vion publié dans Les Echos :
- (…) Le tribunal de commerce de Marseille doit juger, le 27 septembre, si l'hôtelier est ou non en situation de cessation de paiement, ce que le groupe conteste.
- (…) Certains ont souscrit à des actions non cotées et sont devenus associés de Finotel Premium ou Finotel 2. L'objectif : une rentabilité - espérée mais non garantie - de l'ordre de 6 % à 8 % par an, sous réserve de garder ses actions pendant 7 ans.
- (…) Pourquoi la situation a dérapé ? Dans un marché de niche, ces produits ont eu du succès. Finotel Premium et Finotel 2 ont conquis près de 1.200 investisseurs privés et professionnels avec un ticket moyen de 30.000 euros. Mais, Finotel 3, lancé en janvier 2016, a fait un flop. Entre temps, il est vrai, la situation - et l'image - de Maranatha se sont détériorées.
- (…) Maranatha a commencé à vendre des hôtels comme le Sofitel Brussels Le Louise en octobre 2016. Pas assez pour rassurer. Le commissaire aux comptes a refusé de certifier ses comptes de 2015 et de 2016. Tandis que l'AMF a adressé, début août, un courrier de mise en garde aux conseillers en investissements financiers (CIF) qui continuaient « de commercialiser de manière significative » des offres Maranatha.
- Quels sont les risques ? En cas défaillance de l'hôtelier, les souscripteurs vont-ils tout perdre ? « Maranatha n'est que le gestionnaire, tente de calmer Olivier Carvin le président de Maranatha, les hôtels appartiennent aux investisseurs. »
- (…) A la barre du tribunal, Maranatha affirme ne pas être en état de cessation de paiement, reconnaissant toutefois que « la difficulté [du groupe], et qui est en passe d'être levée, est [sa] capacité à assurer la liquidité pour les investisseurs qui demanderaient une sortie anticipée. »
- (…) Les solutions Finotel ont été agréées par l'AMF. Ce n'est pas un blanc-seing. « L'agrément AMF ne valide pas le montage en lui-même, observe Julien Fleuret, responsable du département financier chez Haussmann Patrimoine, mais sa conformité avec la réglementation AMF. »
- Quid du conseiller qui a vendu le placement ? « Le CIF, argumente David Charlet, président de l'Anacofi, est tenu de réaliser toutes les vérifications nécessaires sur le montage et la société qui l'a créé - ce que l'on appelle la due diligence - avant de faire investir son client mais aussi de vérifier l'adéquation du produit à ses besoins. »
- (…) « L'hôtellerie reste un placement intéressant, certifie Jonathan Donio (directeur du pôle grands investisseurs privés chez Eternam - groupe Cyrus), mais plus que jamais il faut, avant d'investir, respecter les fondamentaux de bon sens comme l'emplacement, l'expertise du gérant et le prix payé. »
Pour bien comprendre l’article des Echos « Alerte sur les placements hôteliers », cliquez ici.
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