Édouard Carmignac : « Nous avons franchi le cap historique des 60 milliards d'euros d'encours...»
Les Echos ont publié la semaine dernière une interview d’Édouard Carmignac dans laquelle ce dernier parle de ses rencontres avec Emmanuel Macron et présente ses actuelles convictions de gestion ainsi que sa vision pour Carmignac Gestion à horizon 10 ans.

Les phrases à retenir de l'interview d'Édouard Carmignac, Président Directeur Général de Carmignac Risk Managers, parue dans Les Echos
Propos sur la France et l’Europe :
- « J'ai eu la chance de rencontrer Emmanuel Macron à plusieurs occasions. Il a la capacité et la volonté de changer les choses. Si les réformes qu'il promet sont effectivement mises en œuvre, il peut changer la donne en France et en Europe (…). Comme disent les Anglo-Saxons, "the proof is in the pudding". On jugera l'arbre à ses fruits »
- « La politique monétaire toute seule ne réglera pas tous les problèmes. Il faut aussi une convergence des économies, une homogénéisation fiscale et budgétaire ».
Propos sur les marchés, le stock picking et la gestion d’actifs :
- « Je comprends que [Mario Draghi] soit encore très vigilant et qu'il ne veuille pas commettre d'erreurs comme l'avait fait Jean-Claude Trichet en remontant trop tôt les taux d'intérêt à l'été 2008 ».
- « Nous avons (…) une position marquée sur les valeurs financières européennes ».
- « Nous continuons d'aimer les grandes valeurs technologiques américaines. Oui elles sont chères. Mais regardez Facebook. Rapportez sa valorisation à son taux de croissance (…). Quand la croissance se fait rare, il est normal qu'elle soit chère ».
- « La gestion active est plutôt critiquée en ce moment, mais la performance de nos produits fait la différence sur le long terme (…). Quant aux "hedge funds", je pense qu'ils vont être rapidement relégués au rang d'antiquités. A partir du moment où vous n'offrez ni transparence ni liquidité et où vous avez des frais considérables, cela devient très compliqué ».
Propos sur Carmignac Gestion :
- « L'activité se porte bien et la collecte est dynamique. Nous avons franchi le cap historique des 60 milliards d'euros d'encours ».
- « Parmi les principaux défis figurent évidemment les évolutions de la réglementation et, à court terme, le risque de fin des rétrocessions. »
- « Une partie de nos équipes de gestion, en particulier sur les actions, sont basées au Royaume-Uni. Les Anglais suivent un cap très dangereux et ils n'en sont pas forcément conscients. S'ils sont déraisonnables et que l'on ne peut plus gérer à partir de Londres avec un passeport européen, nous nous replierons sur le continent ».
- « J'ai constitué au fil des années une équipe solide qui fonctionne. Je pilote la partie gestion et Eric Helderlé gère la direction générale avec le concours d'autres dirigeants tels que Christophe Peronin, Didier Saint-Georges et Ivan Monème. »
- « Il est important que la maison reste indépendante des grands réseaux et continue de proposer une gamme de produits de qualité. Par ailleurs, je crois plus à la croissance organique et au développement des équipes en interne qu'aux acquisitions. Dans dix ans, nous aurons toujours le pouvoir que nous confère notre indépendance ».
Pour lire l’interview complète réalisée par les Echos (Guillaume Maujean et Sophie Rolland), cliquez ici.
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