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La liquidité, le vrai sujet des sociétés de gestion pour 2016...

C'était le symbole incontesté de la crise des subprimes de 2008. Le manque de liquidité sur les marchés financiers fait son grand retour et ne semble pas prêt de s'arrêter.

 

 

Les sociétés de gestion sont les victimes directes de cette situation.

 

"Ces difficultés se ressentent surtout sur le crédit high yield", expliquait récemment lors d'une conférence investisseurs Philippe Lespinard, co-directeur de la gestion obligataire mondiale de Schroders. 

 


Les sociétés de gestion sont contraintes de travailler avec davantage de contreparties qu'avant pour pallier le manque de "market maker".



"Malgré cela, nous avons près d'un tiers des ordres dans le crédit high yield qu'on ne peut pas utiliser", regrette Philippe Lespinard.

 

Cette situation n'a rien de surprenant, elle dure depuis des mois selon le gérant.

 

Mais les ordres peuvent tout de même passer le lendemain ou les jours suivants.

 

"De toute façon, il y a toujours eu des ordres qui ne passent pas au moment même où on le souhaite. Dans le passé on était plutôt proche de 10%. Cela veut aussi dire qu'il faut faire attention aux capacités, il faut fermer les fonds à la collecte quand ils atteignent une certaine taille" explique-t-il.

 

Pour l'équipe de recherche du multi-gérant Athymis Gestion, qui s'est entretenue avec les gérants crédit dans lesquels il investit, "les titres cotés sous 85-90% du pair sont impossibles à négocier dans des conditions acceptables (moins de 300 bp de bid-ask). Autrement dit, le contexte actuel ne permet pas au gérant de corriger ses erreurs sans les amplifier à l'exécution. Nous constatons également des rachats significatifs opérés sur la classe d'actifs crédit ces dernières semaines, ce qui explique à la fois la liquidité réduite et certaines performances déplorables".



Cette chute de la liquidité est aussi à relier, selon Patrick Artus, économiste chez Natixis, aux rachats massifs d'actifs auxquels se prête la BCE. Ces derniers créent en plus une forte volatilité sur les prix.

 

"Si des flux de capitaux importants entrent dans des marchés financiers où la liquidité de marché est faible ou sortent de ces marchés, l’effet sur les prix d’équilibre des actifs financiers est très important, avec le contraste entre l’abondance de la liquidité monétaire et la faiblesse de la liquidité de marché. Ceci explique qu’on voit déjà depuis 2013 et surtout en 2015 une volatilité erratique des prix des actifs financiers", écrivait récemment l'économiste dans une note de recherche.

 

"Le manque de liquidité sur le crédit n'est pas quelque chose de nouveau, expliquait Nolwen Le Roux, Responsable gestion crédit satellite chez Natixis Asset Management à l'occasion de la conférence Natixis Global AM. Ce qui est plus nouveau c'est que cela commence à se répandre sur l'Investment Grade".

 

Et sur cette classe d'actifs, les gérants qui auront la prudence ou le courage de fermer leurs fonds à la souscription risquent d'être moins nombreux...

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