Quand Didier Bouvignies et Philippe Chaumel se demandent : "Faut-il trembler devant de tels mouvements de marché ?"
Extraits de la dernière newsletter de Didier Bouvignies et Philippe Chaumel, Associés-Gérants, co-responsables de la gestion, Rothschild & Cie Gestion.
- Et si les marchés retenaient comme unique boussole le prix du pétrole ? Au regard du niveau extrême de corrélation entre les marchés d’actions et les cours de l’or noir, la question reste de savoir si ce phénomène se justifie dans les fondamentaux. Faut-il trembler devant de tels mouvements de marché ?
- (...) 0,97. Telle a été la corrélation en janvier entre les variations journalières de prix du baril et de l’indice Standard & Poor’s 500, soit un niveau mensuel jamais égalé depuis 26 ans.
- (...) La chute de l’or noir suscite à présent des inquiétudes quant aux effets négatifs pour les entreprises, à la situation des pays producteurs endettés en dollar dont la devise s’effondre, et au risque de contagion du secteur financier au reste de l’économie.
- (...) Un cours autour des 30 dollars le baril impliquerait qu’un très grand nombre de projets à venir soient abandonnés.
- (...) Par ailleurs, peu d’analystes avaient anticipé la croissance de l’offre de l’Arabie Saoudite en 2015,
- (...) Il ne faut pas négliger l’impact des positions financières sur le marché du pétrole qui représentent 20 à 30 fois celles des acteurs de l’industrie énergétique, et dont le sens peut être influencé par des vues d’intermédiaires financiers alarmistes.
- (...) La situation est évidemment compliquée pour les pays producteurs de pétrole dont l’économie n’est pas suffisamment diversifiée à l’instar du Venezuela, du Nigéria, de la Russie, de l’Afrique du Sud et du Brésil
- (...) Aux Etats-Unis, l’investissement dans le secteur énergétique, qui représentait 11% de l’investissement industriel en 2012, est tombé à 5% en 2015.
- (...) Selon le FMI, l’exposition des bilans bancaires au secteur énergétique s’élève à 275 milliards de dollars, soit 2% de leurs actifs, tandis que le secteur du high yield énergétique représente 270 milliards de dollars
- (...) Nous pensons donc que la situation a peu de risque d’entraîner une crise systémique.
- (...) Au sein de nos fonds diversifiés, notre exposition aux actions et aux obligations émergentes, ainsi qu’au marché du High Yield énergétique américain reste nulle.
- (...) En revanche, nous privilégions les actions de l’Eurozone, dont la reprise de cycle est enclenchée et qui profitent fortement de la chute du Brent et d’une valorisation très attractive.
- (...) Au sein des fonds actions, nous avons maintenu depuis 2006 une souspondération sur les titres du secteur pétrolier.
- (...) Notre surpondération aux secteurs des loisirs/voyages et de la construction, consommateurs directs ou indirects de pétrole, nous permet de bénéficier de la baisse des prix de l’énergie.
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