Ce qu’il fallait faire ou ne surtout pas faire en 2015…
Retour sur 2015
- Étiez-vous sur les bonnes classes d’actifs en 2015 ?
- Avez-vous su éviter les mauvaises ?
2015 a été marqué par une forte volatilité des monnaies.
Avec un Euro en baisse, le risque de change aura été payant cette année.
Pour être le grand gagnant de 2015 il fallait acheter du Shilling somalien ou de la Roupie seychelloise et éviter absolument le Manat azerbaïdjanais et Tenge…kazakh.
Gageons qu’aucun conseiller en France n’aura positionné un client sur ces monnaies exotiques.
Plus sérieusement, il fallait être investi en dollars plutôt qu’en euro et surtout qu’en devises émergentes (le real brésilien et le peso argentin ont particulièrement souffert).
Côté actions, il fallait avant tout être investi en petites et moyennes capitalisations que ce soit en zone Euro, en Europe du Nord ou au Japon avec des performances entre 25 et 30%.
A l’inverse il fallait éviter les matières premières et les pays émergents avec des pertes dépassant largement les -50% pour les sociétés productrices de matières premières surtout hors pays développés.
Entre les deux, les marchés actions américains ont fait du sur place.
Côté obligataire, peu de choses à dire sur les pays développés alors que la hausse des taux était tellement redoutée aux États-Unis dès les premiers mois de 2015.
C’est du côté des émergents et des entreprises que les choses sérieuses se passaient.
Sous la pression de la hausse des taux à venir, de la baisse des matières premières, de balance des paiements en détérioration et de devises locales en berne, les obligations des pays émergents ont affiché des pertes malgré un portage (le coupon qui court) très positif.
L’Ukraine et le Venezuela avec des performances très positives font figure d’exception.
Les entreprises émergentes qui avaient emprunté en dollars ont particulièrement souffert voyant le poids de leur dette augmenter ramenée en devises locales.
Au-delà des émergents, le segment High Yield a vécu une année difficile notamment aux États-Unis.
Certes les difficultés des entreprises spécialisées dans l’énergie ont fait la une des journaux mais le segment dans son ensemble a souffert et envoie un signal pessimiste sur l’état de l’économie dans les mois à venir.
Ceci est un constat sur 2015 mais qu’est-ce que cela peut nous apprendre pour 2016 ?
Sur les matières premières, surtout sur le pétrole, l’adage jamais 2 sans 3 fonctionne rarement surtout après une baisse aussi importante.
Ainsi, nonobstant les fondamentaux, l’investisseur contrariant pourrait parier sur un rebond.
A l’inverse, sur le High Yield, les taux de défaut commencent à peine à monter et de nombreux experts redoutent le pire.
Rédigé par Pierre Bermond, EOS Allocations
EOS Allocations est une société de conseil en allocation d’actifs dirigée par Pierre Bermond. Elle intervient auprès des conseillers de gestion de patrimoine pour les aider sur le conseil autant de manière opérationnelle, que réglementaire (justification d’arbitrages, allocation d’actifs réelle…), cliquer ici pour en savoir plus
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