La FED passe son tour mais pourquoi pas Octobre…
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Nous remonterons les taux mais quand ?
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La Réserve Fédérale a, une fois de plus, repoussé à plus tard la hausse de son taux d’intervention tout en laissant la porte ouverte pour les mois à venir et pourquoi pas octobre.
Il est évident qu’avec seulement 30% d’anticipations de hausse de taux, hier, de la part des investisseurs, une décision jugée hâtive aurait eu des répercussions négatives sur les marchés.
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Mais l’absence de lisibilité sur le timing de son action n’est pas obligatoirement des plus rassurants.
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Les investisseurs vont commencer à se demander si cette hausse des taux ne ressemble pas au mythe de Sisyphe ou répliquer la théorie de l’absurde si chère à feu Albert Camus.
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L’attentisme qui prévaut soulève effectivement de nombreuses questions :
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- La Banque Centrale américaine est- elle la désormais la Banque Centrale du monde ?
- La globalisation du monde ne permet plus à la FED de se cantonner à la seule vision du "Made in U.S.A."
- L’activité américaine n’est pas assez solide et ne justifie pas alors les valorisations de Wall Street ?
- Comme M. Bernanke en son temps, la peur de la réplique de la crise de 1929 justifie le statu quo ? Considérant que la reprise actuelle est identique à celle de 1937 mais à l’aube d’un nouveau choc.
- En dépit du plein emploi, l’objectif d’inflation n’’est pas atteint.
- Trop tard pour agir ? l’économie US est en haut de cycle et la hausse des taux viendrait avec retard au moment où le cycle s’inverse.
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In fine, il est difficile de se cantonner à une seule réponse et les investisseurs devront choisir entre les charmes d’une poursuite de la liquidité disponible et les doutes sur la durabilité de cette reprise économique.
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Car d’inflation forte, sauf à espérer une franche reprise des salaires, il n’y en aura pas dans un monde où les surcapacités d’investissements nés des plans de relance de 2008 freinent toute velléité de réinvestissement, que l’Ubèrisation de l’économie et la désindustrialisation rampante en faveur des services, les analyses démographiques ne militent pas pour des pressions imminentes sur les prix.
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Mais il ne faudrait pas que Sisyphe se transforme en Icare et à trop s’approcher de la recherche d’une croissance d’un monde désormais ancien, il se brule les ailes.
De ces indécisions de la FED, justifiées ou non, il restera deux facteurs incontournables, l’absence de visibilité et par conséquent la permanence de la volatilité.
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Source : Pascal Bernachon, KBL Richelieu
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