Annonce partenaire
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
7665.62 -1.82% -5.94%
Diversifiés / Flexibles Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Actions Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Performance Absolue Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds

Japon : l’objectif est clair; il faut sortir de la déflation le plus rapidement possible

Nouvelle ère au Japon ? Laetitia Baldeschi (stratégiste CPRAM)

Depuis l’automne dernier, le Japon ne cesse d’alimenter les chroniques. Le gouvernement issu des dernières élections générales apporte un nouveau souffle ; l’objectif est clair : il faut sortir de la déflation le plus rapidement possible. Les premières déclarations du Premier ministre M. Abe ont eu pour effet de faire baisser le yen contre dollar mais aussi en change effectif. Le yen contre dollar s’est ainsi déprécié de plus de 28% depuis le point haut atteint le 28 septembre 2012.

 

Le premier mouvement s’est fait en anticipation d’un changement majeur de politique économique et monétaire. Les premières annonces – collectif budgétaire expansionniste équivalent à  2,1 points de PIB et modification de l’objectif de la banque centrale avec une cible d’inflation à  2% d’ici deux ans – ont amorcé une correction sur la parité du yen. La nomination rapide d’une nouvelle équipe à  la direction de la Banque du Japon (BoJ) et surtout le résultat du premier conseil de politique monétaire a relancé la tendance baissière de la devise.

 

La BoJ a effectivement surpris par sa réactivité et son agressivité après il est vrai plusieurs années de politique inefficace pour sortir le pays de la déflation. Elle a annoncé la mise en place d’une politique « d’assouplissement monétaire quantitatif et qualitatif ». L’aspect quantitatif va consister à  augmenter de 138 à  270 trillions de yens l’encours de la base monétaire (billets de banque + réserves des banques en compte à  la banque centrale) d’ici à  la fin 2014.

 

Par comparaison, la Réserve fédérale américaine a plus que triplé sa base monétaire depuis 2007 (et l’a doublée en quelques mois en 2008) alors que la Banque centrale européenne l’a multipliée par 2,5 de 2007 à  2011. Cet accroissement se fera par des achats d’obligations d’Etat, avec un accroissement de la maturité résiduelle moyenne (de moins de 3 ans à  7 ans, comprenant notamment des achats d’obligations à  40 ans) ; les achats seront de l’ordre de 50 trillions de yens par an ; la banque centrale entend ainsi encourager une baisse des taux sur toute la courbe.


La Banque du Japon a également décidé de renforcer ses achats d’actifs plus risqués, notamment par des achats d’actions via des ETF indexés sur le TOPIX ou le NIKKEI 225 à  hauteur d’un trillion de yens par an mais aussi plus ciblés en particulier sur l’immobilier avec des achats de J REIT à  hauteur de 30 milliards de yens par an. L’objectif est d’arriver le plus tôt possible, avec un horizon de 2 ans, à  une hausse annuelle de l’indice des prix à  la consommation de 2 %. La politique accommodante sera maintenue aussi longtemps que nécessaire pour que cet objectif soit atteint de manière stable.

 

La baisse du yen a d’ores et déjà  plusieurs conséquences palpables sur l’économie japonaise. Dans un premier temps, elle redonne confiance aux agents. Tant du côté des entrepreneurs –enquête TANKAN, PMI manufacturier, enquête Shoko Chukin auprès des petites entreprises – que de celui des ménages, la confiance retrouve des niveaux plus observés depuis le début des années 2000. Les agents anticipent une reprise des exportations, par regain de compétitivité-prix, exportations qui ont un effet d’entraînement sur l’ensemble du système industriel japonais. La baisse du yen s’est immédiatement traduite par une envolée du marché d’actions japonais

 

Le TOPIX est en hausse de 60% en devise locale depuis le 11 octobre – entraînant un effet richesse favorable à  la dynamique de consommation et d’investissement. L’impact direct de la politique budgétaire est encore difficilement mesurable. La plus grande partie du collectif budgétaire pour cette année fiscale passe par de l’investissement public et par un soutien à  la construction. Pour que cela réussisse, il faudra que cette dynamique se diffuse aux salaires, ce qui aurait alors un impact sur l’activité et l’inflation.

 

Source : Laetitia Baldeschi (stratégiste CPRAM)

Autres articles

Voir tous les articles

Marché

L’avis des gérants - Tensions aux Moyen-Orient, les conséquences pour vos portefeuilles...

Publié le 03 mars 2026

Lire la suite

Marché

« Le Private Credit commence à tousser »...

Dans le "Graphique de la Semaine", l'équipe H24 sélectionne un graphique percutant proposé par un acteur du marché.

Publié le 27 février 2026

Lire la suite

Marché

Quel style de gestion va l'emporter cette année ?

Dans le "Graphique de la Semaine", l'équipe H24 sélectionne un graphique percutant proposé par un acteur du marché.

Publié le 20 février 2026

Lire la suite
Actions PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Article 9 Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Obligations Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds