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"L’enjeu est simple : éviter la spirale déflationniste qui rappellerait dangereusement les années 1930"

Sommet de l’UE du 29 juin 2012 – Un tournant ? Olivia Giscard d’Estaing et François Mouté

Le mois de juin 2012 restera marqué par les conclusions du sommet de l’Union Européenne. Les leaders européens nous ont habitués à se réunir et à nous décevoir et nous pensions qu’il faudrait un effondrement boursier pour forcer le changement. Il semble toutefois que ce sommet soit différent : il indique un revirement psychologique majeur en Europe et l’alignement sur les politiques reflationnistes initiées par les Etats-Unis depuis fin 2008 avec pour conséquence l’augmentation future des liquidités.

 

Les décisions annoncées sont simples mais importantes :

  • la mise en place d’une supervision des banques européennes, sans doute sous la responsabilité de la BCE,
  • l’autorisation donnée au Mécanisme Européen de Soutien (MES) de financer directement les banques en difficulté,
  • enfin, « un pacte de croissance » a été annoncé représentant 120 milliards d’euros, soit de l’ordre de 1 % du PIB.

 

 

L’ensemble de ces mesures est loin de régler tous les problèmes, mais il donne un premier signal clair et crédible sur la volonté des autorités politiques et monétaires de lutter avec détermination contre la déflation. C’est la seule issue face aux niveaux insoutenables des dettes et aux mesures d’austérité. L’enjeu est simple : éviter la spirale déflationniste qui rappellerait dangereusement les années 1930…

 

 

Ceci est conforme à notre analyse de la situation économique et financière mondiale. Les perspectives restent les mêmes avec une croissance économique en volume durablement limitée dans les pays occidentaux, le maintien d’un certain dynamisme en Chine et dans les pays émergents, la nécessité d’approfondir la construction politique de l’Europe, et de restaurer la confiance dans le système financier.

 

Aux Etats-Unis, la situation reste aussi incertaine à cause de l’issue inconnue du « Fiscal cliff » et à la faible croissance américaine.

 

Toutefois, le risque d’un effondrement déflationniste a diminué, et de ce fait notre stratégie d’investissement se trouve confirmée.

 

Les marchés d’actions ne s’y sont pas trompés en signant pour le dernier jour du mois une séance en forte hausse avec +5 % pour l’Eurostoxx 50, +2,5 % pour le S&P 500 et +3 % pour l’indice mondial MSCI World Index. Depuis le début de l’année l’Eurostoxx recule de 2,2 % tandis que le S&P 500 et le MSCI World progressent respectivement de +8,3 % et +4,5 %.

 

L’or a également fortement réagi, tout comme les mines d’or qui ont enregistré une hausse de +3,85 % en une séance, tout en restant en recul de 14 % depuis le début de l’année. La plus belle progression a été celle du pétrole (+9 %) qui reste toutefois en recul également de 14 % depuis janvier 2012.

 

Nous avons logiquement augmenté tactiquement les expositions nettes de nos OPCVM dès l’annonce de ces mesures. Toutefois, nous resterons vigilants sur le processus de mise en application des engagements pris lors du sommet de l’UE et nous adapterons les expositions nettes à la volatilité des marchés d’actions. Ceux-ci continueront à alterner des phases de pessimisme et d’optimisme en fonction des indicateurs économiques et des décisions politiques et monétaires. La flexibilité reste donc un élément clé de performance dans le cycle boursier actuel.

 

Les secteurs et thèmes d’investissements sont restés stables, les portefeuilles étant construits autour :

  • des sociétés internationales fortement exposées à la croissance des pays émergents qui disposent de bases solides sur leurs marchés d’origine tout en évitant les plus cycliques,
  • des sociétés caractérisées par un fort degré d’innovation,
  • des sociétés présentes sur le secteur de l’énergie où la demande va rester forte malgré des contraintes de production,
  • des mines d’or dont la valorisation ne tient pas compte du cours de l’or,
  • des sociétés pouvant bénéficier de l’augmentation des besoins alimentaires compte tenu de l’évolution démographique et de l’enrichissement des classes moyennes, notamment en Asie,
  • plus généralement des sociétés capables de générer de la croissance de leurs bénéfices dans un environnement économique nettement moins porteur en Europe comme aux Etats-Unis. 

 

Source : Olivia Giscard d’Estaing et  François Mouté, Neuflize Private Asset


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