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«Comme va janvier, va l'année»...

Les perspectives selon Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco Am.

« Comme va janvier, va l’année ». Cette maxime s’avère bien ancrée dans l’esprit de nombreux investisseurs, même si elle n’a été d’aucun secours sur les dernières années, durant lesquelles les performances de janvier n’ont démontré aucun pouvoir prédictif sur les performances de l’année civile. Quoiqu’il en soit, après une autre année boursière qui a fait fuir les épargnants, ce mois de janvier pourrait redonner un peu de confiance à  certains.

En premier lieu, ce sont des Etats-Unis que sont venues les bonnes surprises, et en particulier sur le front de l’emploi. Avec un taux de chômage tombé à  8,6% au mois de novembre, c’est un facteur de soutien fondamental qui est de retour pour l’économie américaine, fondée sur la consommation et donc, d’une manière ou d’une autre, sur l’emploi. Et peu importe que cette baisse soit majoritairement due des sorties pures et simples du marché du travail, plutôt qu’à  des créations d’emplois : la réaction des marchés sur la seconde moitié de décembre a été très favorable, d’autant plus que ce chiffre s’est accompagné d’une nouveauté de taille en Europe.

La Banque Centrale Européenne a, en effet, mis en œuvre un nouvel instrument de soutien au système financier. Avec la première opération de refinancement à  long terme réalisée le 20 décembre dernier, elle offre à  toutes les banques qui le souhaitent un financement à  taux très bas (voisin de 1%) sur une durée longue (3 ans) en acceptant tous types d’emprunts d’Etat en garantie, et pour des montants illimités. D’une part, cette opération ressemble par bien des aspects aux « super-livrets » que certaines banques offrent aux particuliers, mais sans plafond de dépôt et avec des rémunérations bien plus attrayantes. En outre, les sommes déposées auprès de la Banque Centrale sont a priori destinées à  favoriser l’octroi de crédit par les banques commerciales aux entreprises et aux ménages, favorisant ainsi une reprise économique qui semble par ailleurs bien compromise. Ce soutien massif au système bancaire a lui aussi permis un rebond des marchés, qui voyaient ainsi s’éloigner un peu la menace créée par un marché interbancaire de la zone euro toujours gelé : non seulement les banques au-delà  des frontières du vieux continent prêtent toujours moins à  leurs homologues européens, mais les banques de la région se prêtent toujours moins entre elles. Toutefois, début janvier soit deux semaines après cette opération, les demandes de « facilités de crédit marginales » auprès de la BCE retrouvent leur niveau le plus élevé depuis mi-2009, malgré leur coût élevé. Le marché interbancaire demeure gelé.

Quoiqu’il en soit, devant ces esquisses de bonnes nouvelles de part et d’autre de l’Atlantique, un chiffre demeure symptomatique du bilan 2011 sur les marchés actions : en reculant de 12%, la capitalisation boursière mondiale a fondu de 6 300 milliards de dollars sur l’année. La performance des marchés y est bien sûr pour beaucoup, avec un recul de 9,4% pour les actions mondiales. Mais ce recul de la capitalisation mondiale provient également de montants particulièrement importants de rachats d’actions par les sociétés, notamment aux Etats-Unis. En effet, en 2011, les bénéfices des sociétés américaines ont renoué avec leurs plus hauts historiques. Dès lors, elles peuvent utiliser ces bénéfices de plusieurs manières. La distribution aux actionnaires sous forme de dividende n’est généralement pas privilégiée et le rendement du dividende américain est inférieur de moitié au rendement en zone euro.

Autre utilisation possible, mais assez peu exploitée encore : l’investissement des bénéfices afin de développer l’activité de la société. Enfin, toujours privilégié : conserver les bénéfices sous forme de trésorerie au bilan (on parle de « report à  nouveau » en comptabilité française) ou racheter ses propres actions. Ces deux dernières options ont largement été favorisées dans le courant de l’année. Si la solidité et la profitabilité des sociétés s’en trouvent renforcées, le niveau d’activité générale des économies ne trouve pas dans ce cadre le soutien qui lui serait nécessaire.

Dans le courant du mois de décembre, les portefeuilles diversifiés multigérants Invesco ont conservé un socle important d’emprunts d’Etat considérés comme « refuges », pour des raisons diverses : Allemagne, Etats-Unis et Royaume-Uni. Par ailleurs, les positions en dette émergente ont été renforcées via des fonds de dette libellée en dollars. Pour le reste, les positions sont restées généralement assez stables sur le mois, investies sur des niveaux moyens de l’ordre d’une vingtaine de pourcents actions pour les portefeuilles patrimoniaux et de 70% actions pour le portefeuille actions européennes.

En ce début d’année, les marchés d’actions bénéficient de quelques soutiens, qu’il s’agisse de plusieurs statistiques économiques perçues comme encourageantes ou des niveaux de valorisation. Et surtout, un facteur de soutien pourrait venir du repositionnement des portefeuilles en début d’année, après une fin 2011 qui a connu des sommets de pessimisme et de désinvestissement.

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