Etat cherche croissance pour 2012
Les rumeurs d’une dégradation probable de la note de plusieurs pays d’Europe « du nord », dont la France, ont été prises très au sérieux par les investisseurs et ont orienté les marchés à la baisse.
Ainsi, le CAC 40 et l’Eurostoxx 50 affichent des performances hebdomadaires nettement négatives, de l’ordre de -6%, repli qui ramène la performance de ces indices depuis le début de l’année endeçà des -20%. Aux Etats-Unis, en dépit de publications macro économiques encourageantes, les marchés actions évoluent également à la baisse, à l’instar du S&P 500 qui cède 2.8% sur la semaine. La monnaie unique fait une nouvelle fois les frais de la situation de crise en Europe, clôturant la semaine à 1.3046$, en baisse de 2.5%, après être brièvement passée sous la barre de 1.30$.
L’impact positif des décisions annoncées à l’issue du sommet de Bruxelles aura été de courte durée. En effet, malgré certaines avancées, l’attention des investisseurs s’est rapidement focalisée sur les craintes de récession en Europe, sujet absent des communiqués auxquels le sommet a donné lieu, alors même que le manque de croissance risque de compromettre les ambitieuses mesures de maîtrise des déficits décidées à Bruxelles. A titre d’exemple, en France, l’Insee prévoit désormais une contraction de l’économie de 0.2% au quatrième trimestre 2011 et de 0.1% au premier trimestre 2012. Pour ne rien arranger, tout en reconnaissant les risques de révision en baisse des prévisions de croissance en Europe, la BCE se refuse toujours à mettre en place des mesures d’assouplissement quantitatif, compte tenu des résultats jugés insuffisants obtenus par la Fed et la Banque d’Angleterre lorsque celles-ci se sont pliées à l’exercice.
Cette situation donne du grain à moudre aux agences de notation qui ont continué à faire parler d’elles. Fitch a notamment annoncé la dégradation de la note de viabilité de huit banques internationales (Bank of America, Goldman Sachs, Morgan Stanley, BNP Paribas, Société Générale, Barclays, Crédit Suisse, et Deutsche Bank). L’agence a également jugé, vendredi soir, qu'une solution globale à la crise était "techniquement et politiquement hors d'atteinte", abaissant à négative la perspective sur le AAA de la France et plaçant sous surveillance les notes de six autres pays de la zone. Au terme d’un suspense haletant, la semaine s’est finalement achevée sans nouvelle annonce de dégradation de notes souveraines. Néanmoins, la semaine à venir risque de souffrir de la même épée de Damoclès et de continuer sur la même tendance.
Source : EFG
Autres articles
Voir tous les articlesMarché
L’avis des gérants - Tensions aux Moyen-Orient, les conséquences pour vos portefeuilles...
Publié le 03 mars 2026
Marché
« Le Private Credit commence à tousser »...
Dans le "Graphique de la Semaine", l'équipe H24 sélectionne un graphique percutant proposé par un acteur du marché.
Publié le 27 février 2026
Marché
Quel style de gestion va l'emporter cette année ?
Dans le "Graphique de la Semaine", l'équipe H24 sélectionne un graphique percutant proposé par un acteur du marché.
Publié le 20 février 2026