L’Italie entre dans la danse.
Les marchés ont continué leur parcours de montagnes russes, cette semaine, clôturant finalement la séance de Vendredi sur une hausse significative (+3.1% pour l’Eurostoxx50).
Le CAC 40 affiche une performance positive de 0.8% sur la semaine, moins que l’Eurostoxx 50 qui gagne près de 1.5%, ce qui ramène leur performance depuis le début de l’année à -17.2% et -16.7% respectivement. Le marché américain suit la même évolution, à l’image du S&P 500 qui progresse de 0.9% sur la semaine, et repasse, du même coup, en territoire positif depuis le début de l’année, à 0.5%. Le taux de change Euro/Dollar se stabilise autour des 1.3750$.
Le flot des annonces et des rumeurs a continué de souffler le chaud et le froid sur les marchés, que ce soit sur le plan politique, économique ou même fiscal. Lundi 7 Novembre, François Fillon annonce un nouveau plan de rigueur, visant à réduire le déficit budgétaire de la France. Parmi l’ensemble des mesures de ce nouveau plan, sont annoncées la hausse ciblée de la TVA à taux réduit et l’accélération de la réforme des retraites. Dans le même temps, la prévision officielle de croissance est ramenée de 1.75% à 1% pour 2012. La France a, par ailleurs, fait les frais d’une erreur de l’agence de notation Standard & Poor’s, qui a, au cours de la séance de Jeudi, publié « accidentellement » l’annonce d’une dégradation de sa note souveraine, suscitant l’incrédulité des opérateurs de marché malgré un démenti rapide de l’agence.
En Grèce et en Italie, la transition politique s’est faite dans la douleur, les négociateurs peinant à s’accorder sur les successeurs de Papandréou et de Berlusconi. Au terme d’un suspense qui le donnait écarté du pouvoir, Lucas Papademos, ancien numéro deux de la Banque Centrale Européenne, a été nommé Premier ministre en charge de former un gouvernement de transition. Les dirigeants allemands et français comptent sur lui pour rapidement mettre en œuvre tous les engagements pris lors des accords du 27 Octobre, menaçant la Grèce de ne pas verser la prochaine tranche d’aide en l’absence d’avancées tangibles. Revenue au cœur de la tourmente, l’Italie a également été le théâtre de tractations politiques qui ont conduit à la démission du « Cavaliere », remplacé par le technocrate Mario Monti, économiste et ancien commissaire européen à la Concurrence, au poste de Président du Conseil. La brusque hausse des taux italiens, qui ont atteint les 7% sur les titres à 10 ans, n’est pas étrangère à ce changement de gouvernement précipité. Historiquement, en effet, les pays ayant atteint des niveaux de taux d’intérêt aussi élevés (Grèce, Irlande, Portugal) ont été contraints de demander l’aide du FMI et de l’Europe.
Le marché américain, lui, continue d’évoluer au gré des nouvelles européennes. Cependant, l’indice de confiance de l’université du Michigan, publié en hausse, a eu un impact non négligeable sur la séance de Vendredi, contribuant à la hausse hebdomadaire des indices.
Source EFG AM
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