Bad Banks...
La banque franco-belge Dexia, en proie à ses actifs toxiques a continué de défrayer la chronique.
Les marchés européens ont poursuivi le mouvement haussier initié la semaine dernière, en affichant cette semaine une progression de 3.8% pour le CAC 40 et de 4.1% pour l’Eurostoxx50, ce qui porte la performance de ces indices depuis le début de l’année à -18.6% et -18.8% respectivement. Le différentiel avec le marché américain a continué de se réduire à la faveur d’une légère sous-performance du S&P500, en progression de 2.1%. L’indice conserve toutefois toujours une avance significative sur l’Europe depuis le début de l’année, puisqu’il ne cède « que » 8.1%. Ce mouvement est favorable à une baisse significative des indices de volatilité : le VIX perd 15.7% sur la semaine, clôturant à 36.2 points, et le V2X perd 13.1%, à 40.56 points. La parité Euro/Dollar est restée stable cette semaine (-0.1%). La monnaie européenne clôture la séance de Vendredi à 1.3378$.
Les marchés ont connu une évolution en deux temps. En début de semaine, sur des annonces peu réjouissantes de la Grèce annonçant son incapacité de tenir ses engagements en matière de réduction du déficit, et sur une rumeur de ralentissement de l’activité chinoise, les marchés ont fortement chuté. Dans le même temps, l’ECOFIN a décidé de repousser le versement de la sixième tranche d’aide à la Grèce, estimant qu’Athènes n’en aurai pas besoin avant le 8 Novembre, ce qui a contrarié les investisseurs. La banque franco-belge Dexia, en proie à ses actifs toxiques a continué de défrayer la chronique. Son cours s’est effondré jusqu'à ce qu’une suspension ne soit décrétée Jeudi 6 octobre, alors que le titre était passé du côté des « penny stocks ». En ce qui concerne Dexia en particulier, les gouvernements belge et français se sont mis d’accord pour un regroupement des actifs toxiques au sein d’une structure ad hoc garantie par les deux Etats.
Cet évènement a finalement servi d’électrochoc, incitant les dirigeants européens à se pencher plus sérieusement sur l’état des établissements bancaires et à commencer à envisager la possibilité d’une recapitalisation. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy devraient prochainement faire des annonces concrètes à ce sujet. A ce jour, des divergences de point de vue subsistent néanmoins, la chancelière allemande souhaitant privilégier une action des Etats, tandis que Nicolas Sarkozy, soucieux du maintien du AAA français, préfèrerait une intervention du FESF.
Par ailleurs, au cours de sa dernière conférence de presse à la BCE, Jean-Claude Trichet n’a pas annoncé de reprise d’une baisse des taux, décevant ainsi les attentes du marché.
De l’autre côté de l’Atlantique, les derniers chiffres macroéconomiques publiés ont soutenu la progression des marchés. Les chiffres du chômage notamment, qui sont sortis au dessus des attentes, écartent pour l’instant le scénario d’une seconde récession de l’économie américaine.
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