Pourquoi les actions minières ne montent-elle pas autant que l’or ?
Un écart de performance qui s’explique… mais un timing intéressant.
Une demande physique qui ne cesse d’augmenter pour plusieurs raisons :
- La hausse de l’once s’est faite au dépend des actions en raison de craintes macroéconomiques.
- Les craintes sur les dettes souveraines et des banques centrales qui ont fortement augmenté (QE 1 et 2 + plan de relance chinois + émissions de la BCE etc…)
- De nombreuses banques d’investissement ont revu à la hausse les perspectives de cours à 18 mois (Baclays voit l’or à 2 000$ en 2012).
- Les modèles de valorisation des actions sont réalisés à partir d’un prix moyen 1 224 $ l’once pour un cout de production moyen évalué à 557 $ l’once. source : BlackRock
- En plus des banques centrales, la demande physique en joaillerie (début de la saison des mariages en Inde,) et par le reste de l’industrie ne faiblit pas malgré l’augmentation du prix de la matière première.
- Fuite des actifs considérés comme risqués (désaffection pour les actions).
- Les ETF connaissent un certain succès et participent fortement à la démocratisation de l’investissement dans l’or.
Même si l’or physique a beaucoup augmenté ces dernières semaines, le dollar à sur la même période perdu beaucoup de valeur par rapport aux devises émergentes. Ainsi, investir dans l’or ne coûte pas aussi cher à un investisseur Suisse ou Indien qu’à un investisseur américain.
II. Une réelle opportunité d’investissement : un timing intéressant
- Les valorisations sont historiquement basses alors que l’once atteint de nouveaux sommets :
- La principale charge d’exploitation des sociétés minières vient du prix du baril. Or, le prix du pétrole a baissé en même temps que le cours de l’or a fortement monté. Avec une once d’or à 1 800$ ou 2 000$, les sociétés devraient raisonnablement être capables de maintenir des marges confortables.
- Les taux d’intérêt réels négatifs aux US et en EU sont un catalyseur fort à la hausse de l’or.
- Si dans l’ensemble des allocations nous augmentions la part de l’or de 0.8% (pondération moyenne au 31/12/2010) à 2%, nous connaitrions alors une demande supplémentaire de 43 000 tonnes soit plus que les stocks disponibles connus.
- La capitalisation boursière des actions aurifères est environ de 450 milliards de dollars alors que la capitalisation boursière de l’or physique est estimée à 9 000 milliards dont seulement 3 000 sont liquides.
- Les fusions & acquisitions du secteur devraient fortement contribuer à la réévaluation des minières.
- Les banques centrales doivent diversifier leurs réserves
« En conclusion, nous sommes convaincus que le cours de l’or restera durablement élevé et que les actions sont sous valorisées au regard des marges réalisées. Nous considérons qu’il existe aujourd’hui une véritable opportunité d’investir dans des sociétés aurifères dont les bilans sont sains. Les nombreux catalyseurs de performance cités précédemment nous confortent dans notre gestion».
Source : Tocqueville AM
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