Flash d’information sur la situation des marchés...
Les marchés actions connaissent depuis quelques jours une phase de stress liée aux incertitudes sur les dettes souveraines européennes et à la capacité de résistance des banques.
Ceci s’est traduit par un vif recul des indices boursiers, des cours des valeurs financières et par une fuite vers la « sécurité » reflétée par la baisse des taux courts allemands et la hausse du franc suisse.
Les tergiversations des autorités politiques sur la nature et les conditions du deuxième plan d’aide à la Grèce ont fait l’effet d’une douche froide alors même que les bourses venaient de saluer par un fort rebond l’octroi des 12 milliards de la dernière branche d’aide du premier plan pour la Grèce. Les agences de notation ont jeté de l’huile sur le feu en dégradant la note du Portugal le jour même où le parlement de ce pays annonçait le plan de réduction du déficit public.
Les conditions de la contagion de la crise de confiance vis-à-vis des dettes souveraines ont donc été réunies et ont conduit à la mise en cause de la dette italienne et ce d’autant plus que de nombreuses questions se posent sur la solvabilité des banques à quelques jours de la publication des stress tests.
Notre analyse se fonde sur trois points :
- La construction européenne ne peut être l’objet de spéculation,
- L’Euro est une volonté politique,
- Le problème de la Grèce est mineur au regard de la taille de l’Europe (la Grèce a 9 millions d’habitants et représente 3% du PIB européen, l’Ile de France a 11 millions d’habitants).
Le communiqué des ministres des finances de la zone Euro du 11 juillet met en avant trois points intéressants pour arriver à calmer la situation :
1. La décision d’augmenter la flexibilité et d’élargir les objectifs de l’EFSF, ce qui pourrait permettre entre autres d’acheter la dette des pays périphériques sur le marché. Ce type de solution pourrait arrêter la dégradation de ces marchés en ramenant la liquidité et au passage en permettant le rachat de cette dette à des prix bien en-dessous du nominal.
2. La décision d’améliorer les conditions de financement des pays périphériques avec l’allongement des maturités et l’abaissement des taux. Cette décision est très importante car elle augmente la possibilité pour ces pays de revenir plus vite à l’équilibre et de renouer avec la croissance économique très importante pour les recettes fiscales de ces états.
3. Le point important mais moins positif par rapport aux deux précédents est l’absence de délais pour la mise en place du plan. Il n’y a pas de précisions sur la participation du secteur privé et la forme qu’elle pourra prendre.
C’est bien sur ce dernier sujet que les inquiétudes portent. Il faut suivre de très près l’évolution de ce point car le marché a tendance à demander une solution rapide et l’implication du secteur privé doit se faire de nature à ne pas induire un événement de crédit comme l’a rappelé la BCE.
Enfin d’autres facteurs qui pèsent sur la psychologie générale des marchés pourraient rapidement ou progressivement s’estomper :
- L’absence d’accord sur le plafond de la dette américaine,
- Le retour de la croissance aux USA au deuxième semestre,
- L’inflation qui culmine actuellement dans les pays en développement et aurait atteint son point d’inflexion,
- L’incertitude sur la solidité des banques européennes.
source: ODDO AM, le 12 juillet 2011.
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