L’UE en eaux dangereuses
Depuis un mois, les semaines se suivent et se ressemblent sur les marchés financiers.
Les mêmes sujets d’inquiétudes pèsent toujours sur l’évolution des cours : risque d’insolvabilité de la Grèce, doutes sur la pérennité de la croissance économique aux Etats-Unis. Il n’est donc pas tant surprenant de voir les indices actions enregistrer leur quatrième semaine consécutive de baisse. Le DJ Eurostoxx50 cède 1.2%, le Cac40 1%. Sur les quatre dernières semaines, ces indices perdent respectivement 6.4% et 3.8%. Les indices américains connaissent la même évolution, mais dans une mesure moindre, à l’image de l’indice S&P500 qui ne perd que 0.2% sur la semaine et 2.4% sur les quatre dernières semaines de baisse.
Les spéculations sur l’avenir de la Grèce vont toujours bon train tandis que chacun campe sur ses positions. La Banque Centrale Européenne refuse toujours de considérer la possibilité d’une restructuration d’un bon oeil.
Récemment, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE, a insisté sur le fait qu’une restructuration en douceur de la dette grecque constituait un « conte de fée » et qu’un allongement de la maturité des remboursements risquerait de provoquer l’effondrement du système bancaire du pays. Cette réaffirmation forte de la position de l’institution intervient quelques jours après le refus du chef de l’opposition grecque d’apporter son soutien au nouveau plan d’austérité présenté par le gouvernement, prétextant que la seule façon pour le pays de sortir de la crise est de renégocier les termes du plan d’aide.
Ce refus tombe mal pour le gouvernement Papandréou qui devait justement obtenir l’accord de l’opposition afin de se voir octroyer une nouvelle tranche d’aide du FMI et de l’Union Européenne, les deux institutions craignant de voir remis en cause les efforts budgétaires consentis en cas de changement de gouvernement. Pour ne rien arranger à la situation, une parlementaire grecque siégeant à Strasbourg s’est récemment exprimée en faveur d’un retour au Drachme.
Aux Etats-Unis, la publication d’indicateurs macroéconomiques en demi-teinte continue d’alimenter les craintes au sujet de la reprise économique. Le PIB du premier trimestre est ainsi sorti en baisse par rapport aux attentes et la baisse de plus de 26% des ventes de logements en cours est un indicateur incontestable des difficultés que rencontre toujours le secteur de l’immobilier. Ces mauvais chiffres ont pesé sur l’évolution du billet vert qui cède plus de 1% cette semaine face à l’Euro. A la clôture de Vendredi, la monnaie européenne s’établit ainsi à 1.4319$.
Source : EFG
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