Des marchés en perdition
Depuis le début du mois de Mai, les indices dévissent, tout en subissant de nombreux retournements de tendance en cours de séance.
Les indices actions européens ont continué de dévisser cette semaine, accumulant les retournements de tendance au cours de chaque séance de bourse, et ce pour la troisième semaine consécutive. Impacté par la forte baisse des bourses des pays d’Europe du Sud, à l’image de l’indice MIB (-2.4% sur la semaine), le DJ Eurostoxx50 cède 1.4% et chute de 5% sur les trois dernières semaines. Le Cac 40 résiste mieux et ne perd «que» 0.7% sur la semaine, soit -3% sur les trois dernières semaines. Outre-Atlantique, la bourse américaine consolide, à l’image de l’indice S&P500 (-0.3% sur la semaine). Très chahuté le début de l’année, le taux de change Euro/Dollar reste stable. L’Euro progresse de 0.3% face au Dollar et clôture la semaine à 1.4161$.
En Europe, la semaine a été riche en néologismes relatifs à l’avenir de la dette grecque. Les dirigeants européens ont successivement parlé de « reprofilage » et « restructuration douce » pour évoquer ce que tous ceux qui interviennent sur les marchés appellent depuis plusieurs semaines déjà une restructuration pure et simple de la dette grecque, probablement par extension de la maturité des titres en circulation. Une telle éventualité est loin de plaire à la Banque Centrale Européenne, premier établissement détenteur de titres de créance grecs pour un montant estimé à 50 Mlds d’Euros, et qui insiste sur le fait qu’une restructuration risquerait de diminuer la motivation du gouvernement grec à mener les réformes structurelles nécessaires afin de rééquilibrer durablement son budget. De surcroît, l’agence de notation Fitch, qui a dégradé de trois crans, à B+, la note de la dette souveraine grecque, a souligné à cette occasion qu’une extension de maturité serait considérée comme un défaut de l’Etat grec.
Aux Etats-Unis, les dernières publications d’indicateurs macro-économiques sont en berne. L’indicateur de la Fed de Philadelphie, notamment, est sorti à 3.9 contre 20 attendu et 18.5 le mois précédent. Impacté par la chute récente des matières premières, ce ralentissement ne pourrait être que provisoire et ne devrait pas remettre en cause l’amélioration de la situation économique aux Etats- Unis qu’indiquent les bons résultats des entreprises au premier trimestre. En outre, le cycle de fusion-acquisition fait toujours preuve d’une vigueur remarquable, à l’image de l’annonce du rachat de Skype par Microsoft. Une autre
société-internet s’est distinguée la semaine dernière : LinkedIn a, en effet, rencontré une demande exceptionnellement forte au cours de sa première journée de cotation, le titre affichant une progression de 110% à la clôture de Jeudi 19 Mai.
Du point de vue de l’analyse technique, le DJ Eurostoxx50 clôture la semaine juste au-dessous de sa moyenne à 200 jours. Les indicateurs militent pour une poursuite de la baisse vers les 2800 points (contre 2853 à la clôture de Vendredi soir).
Source : EFG
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