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Inflation, fin du dollar, forte volatilité : le prochain cocktail ?

C'est en tout cas l'avis du chef économiste de DWS Investments.

Pour Johannes Müller, les années à venir devraient se composer de la manière suivante.

1) Un taux d’inflation plus élevé va devenir la norme

L’accélération de l’inflation telle que nous l’observons dès à présent ne constitue que les prémices d’une tendance à long terme. (...) Durant des années, l’augmentation des prix en Allemagne et dans d’autres pays industrialisés est restée limitée, les entreprises exploitant à fond les opportunités qu’offrait la mondialisation (notamment suite à l’effondrement du communisme) pour délocaliser leur production dans des pays à faibles coûts salariaux. La Chine est ainsi devenue l’usine satellite de l’Occident, les sociétés y fabriquant leurs produits à faibles coûts pour les exporter vers les pays occidentaux à des prix défiant toute concurrence.

En réalité, les consommateurs n’ont pas payé moins cher pour ces produits fabriqués en Chine. La course au rabais a en effet contraint les entreprises à réduire considérablement leurs coûts et à augmenter leur productivité afin de rester compétitives. Bien souvent, faibles augmentations voire baisses des salaires ont ainsi constitué le véritable prix à payer.

Les pays industrialisés devraient ainsi être confrontés à de fortes pressions inflationnistes à un horizon de dix à vingt ans. En Allemagne par exemple, un taux d’inflation de trois à quatre pour cent n’est pas à exclure. Ce renforcement de l’inflation ne sera pas soudain, mais progressif. (…)

Pour les investisseurs particuliers, la conséquence en sera une diminution de la valeur de leur épargne. Ils devront également se méfier des placements à long terme en produits obligataires, sachant que l’inflation pourrait entraîner une dépréciation du coupon. La solution pourrait consister à investir dans des obligations offrant une protection contre l’inflation ou, mieux encore, dans des instruments monétaires à court terme et des actifs physiques.

 

2) Les jours du dollar comme monnaie de référence sont comptés

(...) Pour permettre au renminbi de devenir une véritable monnaie de réserve, Pékin devra mettre fin aux restrictions de change. Jusqu’ici, les autorités ont maintenu la valeur du renminbi artificiellement basse afin de conférer aux entreprises chinoises un atout concurrentiel. Son appréciation serait en outre conforme à l’objectif du gouvernement visant à encourager la consommation. La hausse du renminbi permettrait de rendre les biens importés plus abordables, de faire chuter l’inflation et de renforcer le pouvoir d’achat.

Quelle conclusion en tirer pour les investisseurs particuliers ? L’appréciation du renminbi entraînera un impact similaire sur la valeur de la monnaie des pays voisins telle que le won sud-coréen. Les gouvernements concernés s’y opposent à ce jour de peur que leurs entreprises ne perdent une partie de leur compétitivité au profit de la Chine. Si la République Populaire laissait sa monnaie s’apprécier, les autres pays de la zone pourraient lui emboîter le pas. Les investisseurs peuvent également compter sur la poursuite de la croissance des marchés émergents. Outre les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), l’Indonésie, la Thaïlande et la Malaisie recèlent d’opportunités, l’Afrique conservant par ailleurs un fort potentiel.

 

3) La volatilité des marchés est appelée à augmenter 

(...) les intervenants du marché affichent désormais une plus grande prudence. Un grand nombre de principes établis n’ont plus cours et la confiance a été fortement ébranlée. Les investisseurs réagissent plus promptement aux évènements, ce qui aura pour effet d’attiser la volatilité.

Pour les investisseurs particuliers, il n’est dès lors plus question de se contenter de détenir des titres. Ils devront au contraire gérer activement leur portefeuille, voire prendre leurs bénéfices. Les investisseurs axés principalement sur les actions n’y verront rien de nouveau, mais cette approche s’applique désormais aux emprunts d’État. La crise de la dette souveraine plombe les marchés et certains pays sont au bord du gouffre. Les spécialistes de ces marchés passent au crible l’actualité économique et politique. La précarité des circonstances pourrait engendrer de sévères réactions. Les investisseurs doivent ainsi constamment analyser la situation. Les obligations ne peuvent plus simplement être conservées jusqu’à leur échéance.

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