Rappel à l’ordre...
Cette semaine a semblé être le théâtre d’un certain nombre de contradictions et de paradoxes.
Les marchés financiers ont finalement bien résisté à l’annonce de la dégradation par l’agence de notation Standard & Poor’s de la note de la dette américaine. Contre toute attente, les indices actions, américains compris, évoluent à la hausse. Le DJ Eurostoxx50 progresse de 0.6% sur la semaine. Le Cac 40 fait bien mieux et affiche 1.2% de gain sur les quatre séances de bourse. Paradoxalement, l’indice S&P 500 renoue de manière très nette avec la hausse, à la faveur d’une progression hebdomadaire de 1.3%. De son côté, malmenée par une actualité brulante de part et d’autre de l’Atlantique, la parité de change Euro/Dollar subit des variations importantes au cours de la semaine. A la clôture de Jeudi, l’Euro remporte la manche par une hausse de 0.9% face au billet vert, à 1.4561$.
Cette semaine a semblé être le théâtre d’un certain nombre de contradictions et de paradoxes. En effet, alors même que Standard & Poor’s publiait un avertissement sur les perspectives futures de la note américaine, le Dollar progressait sensiblement. En outre, dans la même semaine, les indices actions, le S&P500 notamment, parviennent à clôturer la semaine dans le vert. Comment expliquer un tel paradoxe ? Dans un premier temps, il vrai que cette décision de l’agence de notation ne s’appuie sur aucun élément nouveau. Il suffit de regarder les chiffres de l’endettement américain depuis 2008 et la mise en place d’un plan massif d’aide à l’économie, pour s’apercevoir qu’un avertissement de ce type était inévitable. En outre, S&P’s, qui n’a pas été suivie par les autres agences de notation, n’en est pour l’instant qu’à la toute première étape du processus. La note américaine n’est pas encore mise « sous surveillance ».
Simplement, l’agence indique que, compte tenu du niveau actuel de l’endettement, la note risque d’être dégradée d’ici deux ans, si, et seulement si, la situation ne connaît aucune amélioration. En d’autres termes, cette annonce doit plutôt être vue comme un acte politique à destination, non seulement du Congrès américain, qui doit décider d’un projet de budget pour l’année à venir, mais également à destination des candidats, et futurs candidats, à l’élection présidentielle de 2012. Le message adressé est assez simple : il oblige la classe politique américaine à parvenir à un compromis sur les mesures à prendre pour réduire l’endettement de l’Etat fédéral, sous peine d’une dégradation de sa note en guise de sanction. Compte tenu de la situation de blocage dans laquelle se trouvent les membres du Congrès depuis plusieurs semaines, il semble que les investisseurs aient pris l’annonce de S&P’s comme un catalyseur positif de sortie de crise.
Source : EFG
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