Annonce partenaire
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
7743.92 0.23% -4.98%
Diversifiés / Flexibles Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Actions Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Performance Absolue Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds

La stratégie d'investissement de Didier Bouvignies

«Les marchés sont tiraillés entre économie réelle et économie financière » estime le Responsable de la Gestion Actions de Rothschild & Cie Gestion.

Après la Grèce au printemps dernier, c’est au tour de l’Irlande d’avoir recours au fonds de sauvetage européen. Mais l’annonce d’un plan d’aide de 85 milliards d’euros à l’ancien « tigre celtique » n’a pas durablement ramené la confiance sur les marchés financiers, qui sur-réagissent à toute mauvaise nouvelle en provenance des économies périphériques de la zone.

Après deux mois d’embellie, novembre marque le retour de la nervosité sur les marchés financiers, tiraillés entre l’économie réelle, qui rebondit, et les inquiétudes d’une contagion de la crise de la dette au sein de la zone euro.
D’un côté, l’économie réelle affiche de bons résultats. La reprise de la croissance est confirmée par des indicateurs rassurants : la confiance des industriels reste bien orientée, particulièrement en Allemagne ; la consommation des ménages se redresse, tant en Europe qu’aux Etats-Unis et la confiance des ménages, malgré un niveau encore bas, s’améliore légèrement. Enfin, les résultats publiés par les entreprises sont au-delà des attentes et confirment la capacité des sociétés à capturer les gains de productivité.

En revanche un regain d’inquiétude agite la sphère financière. Après le Quantitative Easing 2 et la « guerre des changes » qui ont animé les marchés ces deux derniers mois, les craintes sur la capacité de remboursement des dettes d’un certain nombre d’Etats périphériques de la zone euro (Irlande, Portugal voire Espagne et Italie) occultent les bons indicateurs macro-économiques. Et ce, malgré les efforts des autorités monétaires et politiques pour endiguer la crise et réduire les primes de risque.

Cette dichotomie entre les données des entreprises et les craintes « macro-financières » explique la bande de fluctuation relativement étroite dans laquelle les marchés actions évoluent depuis plus d’un an. 
Mais en tant qu’investisseurs, ce qui nous parait le plus important est la capacité bénéficiaire des entreprises et l’appréciation qu’en donne le marché par la valorisation des bénéfices et des fonds propres.
Sur ces deux points, les données sont plutôt favorables. Afin de sortir par le haut de ce « trading range » les marchés doivent croire en la capacité de l’Europe à trouver une solution permettant de réduire les primes de risques excessives sur les obligations des Etats dits périphériques de la zone euro.

STRATEGIE D’INVESTISSEMENT

La thématique actions qui s’est distinguée, depuis maintenant douze mois, a profité aux valeurs qui bénéficient de « business models » stables. Ces dernières se sont fortement appréciées, dépassant pour certaines leur plus haut historique (BASF et Air Liquide dans la chimie, BMW dans l’automobile, par exemples et les affaires de luxe en général). En conséquence leur potentiel d’amélioration est plus limité. En revanche, certaines valeurs défensives notamment dans le secteur des télécoms, de la santé et dans le secteur des services aux collectivités sont délaissées. Elles pourraient présenter des opportunités dès lors que le marché opèrera une rotation sectorielle, ce qui est probable compte tenu de l’écartement des valorisations.

Notre stratégie de gestion consiste également à rechercher des valeurs cycliques en mesure de profiter à la fois des restructurations engagées et du cycle économique plutôt favorable (par exemple Saint-Gobain dans le secteur de la construction, Peugeot dans l’automobile ou Antena 3 dans la télévision espagnole). Nous maintenons une exposition sur les banques, principalement françaises et italiennes dont les craintes concernant les niveaux de rentabilité des fonds propres ne sont pas justifiées en raison de la solvabilité des emprunteurs et la nature de leur activité bancaire. Sur le marché des taux, notre objectif est d’exploiter ces écarts de plus en plus significatifs et de capter les primes de risque qu’offrent les dettes souveraines de la zone euro et les obligations crédit tout en limitant notre sensibilité aux emprunts d’Etats les plus sûrs dont les perspectives de rentabilité semblent limitées.

Autres articles

Voir tous les articles

Marché

L’avis des gérants - Tensions aux Moyen-Orient, les conséquences pour vos portefeuilles...

Publié le 03 mars 2026

Lire la suite

Marché

« Le Private Credit commence à tousser »...

Dans le "Graphique de la Semaine", l'équipe H24 sélectionne un graphique percutant proposé par un acteur du marché.

Publié le 27 février 2026

Lire la suite

Marché

Quel style de gestion va l'emporter cette année ?

Dans le "Graphique de la Semaine", l'équipe H24 sélectionne un graphique percutant proposé par un acteur du marché.

Publié le 20 février 2026

Lire la suite
Actions PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Article 9 Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Obligations Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds