Un phénomène inquiétant ?
35% des transactions sur le marché sont réalisées par des ordinateurs et même le double aux USA.
Une réflexion commence à prendre forme en Grande-Bretagne et en France sur le sujet.
Le gouvernement britannique a confié mardi à un groupe d’experts une étude sur les conséquences du développement des transactions automatisées sur les marchés financiers, qui ont révolutionné les échanges boursiers mais sont accusées d’amplifier les mouvements spéculatifs. Selon un communiqué officiel, l’étude devra porter sur "la façon dont les transactions générées par ordinateur pourraient évoluer dans la prochaine décennie" et leurs conséquences potentielles sur la stabilité, l’intégrité et l’efficacité des marchés financiers, mais aussi la localisation des places boursières. Elle a été confiée au Bureau scientifique du gouvernement, un organisme de réflexion rattaché au ministère du Commerce. "Ces dernières années, le fonctionnement des marchés financiers a été transformé par des progrès technologiques à un rythme effréné", a souligné le ministère. "Le volume des produits financiers échangés via des ordres programmés par ordinateur, exécutés à une vitesse de l’ordre de la milliseconde et sans grande intervention humaine, a fortement augmenté ces dernières années", ajoute le document. Un phénomène inquiétant ? Plus du tiers des transactions sur les marchés actions au Royaume-Uni sont désormais des opérations ultrarapides déclenchées par des ordinateurs ("high frequency trading"), et en représentent autour des trois quarts aux Etats-Unis, d’après le ministère. Ces transactions automatisées sont accusées d’amplifier les mouvements spéculatifs au détriment de la stabilité financière et sont notamment soupçonnées d’avoir contribué au "krach éclair" qui avait ébranlé Wall Street le 6 mai.
En France aussi, on s’inquiète du problème. La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a estimé jeudi qu’il fallait encadrer, voire dans certains cas interdire la pratique du "trading à haute fréquence". Lors d’une audition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les mécanismes de spéculation affectant le fonctionnement des économies, M me Lagarde a plaidé pour qu’ "on analyse et qu’on travaille la question des avantages et des inconvénients de ce mode de fonctionnement parce qu’ils [lui] paraissent redoutablement risqués". Les autorités de régulation, en Europe comme aux Etats-Unis, s’inquiètent de cette évolution. "Ma tendance naturelle serait au moins de les réglementer, de les encadrer très strictement et, après analyse des avantages-coûts de ces méthodes, éventuellement de les interdire", a dit Mme Lagarde.
Source : Libre Belgique
Pas facile pour un gérant d'expliquer sa valeur ajoutée quand il sait qu'un volume de plus en plus important de transactions est réalisé par des ordinateurs difficilement "contrôlables"...
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