L’épée de Damoclès
« Alors qu’on s’orientait vers une semaine de consolidation sur les marchés, la séance agitée du vendredi 17 Septembre a provoqué un léger regain de tension suite aux rumeurs et démentis successifs quant au défaut possible de l’Anglo Irish Bank.
Immédiatement après avoir atteint +1.6% dans la matinée, la bourse de Paris a chuté de 2.4% par rapport à son plus haut, pour finalement clôturer à un niveau de variation quasi nul sur cette journée, ainsi que sur la semaine (–0.1%). A l’écart des difficultés européennes, la bourse de New York connaît, elle, une semaine de hausse, à l’image de l’indice S&P500 qui progresse de 1.5% et revient ainsi en positif depuis le début de l’année.
C’est le quotidien The Irish Independant qui a semé la tempête vendredi dernier, en publiant un article affirmant que l’Etat irlandais était sur le point de faire appel au FMI pour faire face à sa dette. Dans la journée, le taux irlandais à 10 ans s’est tendu de 26 points de base et clôture la séance à 6.29%. Dans le même temps, le CDS est passé de 392$ à 422$. Il est peu probable que le démenti, peu convaincant, des autorités, parlant de rumeur fondée sur une mauvaise interprétation d’un rapport de recherche, ait mis fin aux inquiétudes des investisseurs. Cette affaire les a, en effet, pris à contre-pied, alors même que depuis quelques mois, ils s’étaient désintéressés de la question de la dette souveraine des Etats européens pour se concentrer sur le ralentissement de l’économie américaine.
Le danger semblait effectivement s’éloigner progressivement grâce notamment au succès rencontré par les adjudications successives des Etats les plus fragiles de l’Union Européenne, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, et bien entendu, l’Irlande. Le marché acceptant à nouveau d’aider ces Etats à se financer, le risque qu’une crise d’ampleur de la dette souveraine semblait s’éloigner. Pourtant, certains indices pouvaient infirmer ce scénario, au premier rang desquels les primes de risque qui se maintenaient toujours à des niveaux élevés pour les pays concernés. Méfiance, donc, car la charge d’intérêt qu’accumulent ces Etats au fil de leurs émissions de dette pourrait bien venir perturber leur plan de réduction des déficits et les mettre à nouveau en grande difficulté. Néanmoins, dans l’immédiat, on observe que le marché fait preuve de solidité puisqu’au terme de la séance volatile de vendredi, les actions européennes ne chutent « que » de 1%. On reste donc bien loin des niveaux de variation observés en Mai dernier. »
Source : EFG Asset Management
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