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Marché indien : point de vue de gérant

Viresh Mehta est gérant d'actions indiennes pour le compte d'Halbis (groupe HSBC). Son analyse de ce marché est sujet à  beaucoup d'interrogations.

La crise de la dette publique en Europe aura-t-elle un impact significatif sur l’Inde avec le regain d’aversion pour le risque des investisseurs ? D’après nous, la crise de la dette européenne aurait un impact indirect sur l’Inde en cas de regain d’aversion pour le risque des investisseurs, qui aurait des conséquences sur les afflux de capitaux. Au cours de ces dernières années, les afflux nets de capitaux vers l’Inde sont estimés entre 10 et 13 milliards de dollars par an. Or en 2008, une année difficile en raison de la crise financière internationale, les sorties de capitaux subies par l’Inde étaient d’environ 13 milliards de dollars. Cependant, les flux locaux d’assurance ont été positifs, avec des afflux de capitaux particulièrement significatifs en 2008, qui ont gommé les sorties de capitaux des investisseurs institutionnels étrangers. Quels sont les secteurs indiens qui devraient résister le mieux à  la crise de la dette en Europe en cas de recul de la demande mondiale ? Lors de sa dernière réunion trimestrielle de politique monétaire, la Reserve Bank of India tablait sur une croissance du PIB indien d’environ 8 % (avec une tendance haussière pour l’exercice 2011 clos en mars 2011), alors que les prévisions des économistes et des stratèges avoisinaient aussi les 8 %. Ces solides prévisions trouvent leur origine dans la fermeté de l’économie indienne, attribuable à  une consommation intérieure dynamique et une reprise du cycle d’investissement. À titre d’exemple, les ventes de voitures de tourisme en Inde ont enregistré leur progression la plus rapide en six ans au cours de l’exercice clôturé en mars 2010. D’après les statistiques publiées par la Society of Indian Automobile Manufactures, les ventes automobiles ont progressé de 25 % (de 1,22 million il y a un an à  1,53 million d’unités). Dans ce contexte, la crise européenne ne devrait pas trop pénaliser le sous-continent indien compte tenu du dynamisme de son économie. Sur le plan sectoriel, et plus particulièrement dans les technologies de l’information, les Etats-Unis représentent environ 60 à  70 % des revenus et restent l’une des principales destinations des exportations indiennes. Au sein du secteur du ciment, la reprise de la demande locale et des programmes d’infrastructures stimule les ventes. Comme l’a indiqué notre équipe de gestion dans ses précédents rapports et entretiens, notre portefeuille préfère les secteurs domestiques (défensifs et cycliques) aux secteurs cycliques internationaux (matières premières). Nous justifions ce positionnement par notre confiance accrue dans les perspectives de croissance indienne à  court, moyen et long terme, en dépit des incertitudes internationales. Nous rappelons également depuis le début de l’année que notre préférence va de plus en plus aux secteurs défensifs, à  l’image des services aux collectivités, de la santé, des télécommunications et des biens de consommation de base, aux secteurs de croissance, compte tenu des incertitudes concernant la dette européenne et des niveaux élevés de valorisation relative des secteurs de croissance. En effet, nous sommes d’avis que les secteurs défensifs résisteront mieux aux conditions économiques. Crise européenne mise à part, une exposition à  l’Inde présente-t-il des risques dans la conjoncture actuelle ? Un regain d’aversion pour le risque de la part des investisseurs pourrait entraîner à  court terme des sorties de capitaux des investisseurs institutionnels étrangers, à  la suite de la performance soutenue du marché. L’évolution du PER du MSCI India sur un an est supérieure aux moyennes à  5 et 10 ans. À ce titre, les valorisations ne sont ni onéreuses, ni bon marché. À ce niveau, un dégagement pourrait avoir lieu à  court terme si la crise de la dette souveraine devait perdurer. Les résultats des entreprises et les prévisions des équipes de direction étaient-ils globalement en ligne avec les prévisions de votre équipe ? La saison de publication des résultats trimestriels et annuels à  fin mars 2010 bat son plein. Environ 60 % des entreprises ont publié leurs résultats au cours de cette période qui devrait prendre fin en mai. Dans l’ensemble, la plupart des entreprises de grande capitalisation ont publié des résultats qui semblent conformes ou légèrement supérieurs aux attentes. Dans une perspective sectorielle, les entreprises de l’automobile et des matériaux ont tiré leur épingle du jeu, à  la faveur d’une hausse des volumes de ventes d’automobiles et d’une augmentation des prix des produits au cours du trimestre. Dans le secteur informatique, Infosys, valeur technologique la plus fortement pondérée dans l’indice, a notamment publié des prévisions de croissance de son CA en USD supérieures aux attentes, à 16/18 % (contre 13/15 % pour le consensus). D’une façon générale, même si les bénéfices ont été conformes ou légèrement supérieurs aux attentes, certains secteurs ont enregistré des résultats décevants, à  l’image de l’énergie.

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