Flash Marché du 4/06/2010
Dans l’ensemble, l’éclairage apporté par les indicateurs avancés publiés cette semaine est positif. Qu’il s’agisse de l’industrie ou des services, les indices des directeurs d’achats (PMI et les deux ISM aux Etats-Unis) se maintiennent à des niveaux élevés, lorsqu’ils ne progressent pas (PMI services en Allemagne, Irlande).
De manière plus révélatrice encore, les composantes « emploi » des PMI s’améliorent et annoncent une hausse à venir des recrutements. Le phénomène s’est confirmé aux Etats-Unis (59,8 en mai – 58,5 en avril – un quasi record pour cette composante de l’ISM) mais il apparaît aussi en Europe (le chiffre de la composante emploi est supérieur à 50 en mai pour la première fois en deux ans), où le chômage en Allemagne a reculé sur les derniers mois.
La progression régulière du recours au travail temporaire conforte ces perspectives, aux Etats-Unis depuis 2009 mais aussi – plus récemment – en Europe.
Malgré le recul des PMI en Chine où les efforts de discipline des autorités semblent porter leurs fruits, avant tout sur l’immobilier, les économies émergentes restent bien orientées. L’élément réellement nouveau tient à une accélération plus modérée qu’attendu des tendances sur l’inflation en Asie (pas de tensions sur les prix alimentaires) et par conséquent d’un ajustement probablement plus lent que prévu des politiques des banques centrales.
Les marchés financiers européens restent perturbés : la mise en place des dispositifs financiers projetés dans l’accord intervenu dans la zone euro il y a plusieurs semaines prend du temps et les divisions entre pays partenaires demeurent nombreuses. Les inquiétudes sur la dette souveraine, toujours vives, alimentent également des incertitudes sur le secteur bancaire. Bien que plus limitées, les difficultés n’ont pas disparu dans le secteur (pertes restant à provisionner) et les interrogations portent sur les titres de la dette souveraine figurant dans les bilans et qui pourraient être source de moins-values. Reflet de ces doutes et de la défiance des opérateurs, les taux interbancaires ont commencé à se tendre il y a quelques semaines, suscitant la crainte d’une répétition de la crise de 2008-2009. C’est surtout le taux Libor en dollar qui est en hausse (proche de 0,54% à trois mois contre 0,29% fin mars) alors que le taux Euribor a moins progressé (proche de 0,70% à trois mois contre 0,51% fin mars).
La normalisation des conditions financières n’est pas encore acquise mais les parallèles avec le passé récent méconnaissent les différences qui séparent la situation actuelle de la période 2008-2009. Au nombre de ces différences, il faut citer le nombre plus réduit d’institutions vulnérables (beaucoup ont disparu, ont été absorbées ou nationalisées), la baisse déjà réalisée de l’effet de levier dans le secteur financier, l’expérience des banques centrales et leur capacité, démontrée, à réagir.
(Source : EDRAM)
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