Le Brésil plutôt que l'Asie
Pour HSCB Global Asset Management, il convient de privilégier la place de Sao Paulo.
Les données fondamentales de l’activité économique et le recul de la dette donnent à penser que les marchés émergents pourraient contribuer à la reprise mondiale. Cela étant, parmi les marchés émergents, les investisseurs devraient accorder
leur préférence à l’Amérique latine par rapport à l’Asie à court terme, estime HSBC Global Asset Management.
Selon Simona Paravani, stratégiste chez HSBC Global Asset Management et gérante de World Selection, bien que les données fondamentales sur l’économie dans les deux régions soient résistantes, d’après les PER de ces 12 derniers mois, les
actions d’Amérique latine (avec un PER de 15,6x) se négocient avec une décote de plus de 40 % par rapport aux actions de l’Asie émergente (à 26,3x), contre une décote moyenne sur cinq ans de seulement 5 %.
« Les actions d’Amérique latine semblent par conséquent quelque peu sous-évaluées au regard de l’Asie émergente et peuvent potentiellement surperformer, surtout si les chiffres sur l’activité économique continuent d’étonner de par leur
hausse, grâce au redressement de la demande intérieure au Brésil », constate t-elle.
L’argument de la valorisation est, de plus, conforté par des perspectives macroéconomiques apparemment encourageantes. Selon des données consensuelles, le Brésil devrait enregistrer une croissance de 4,6 % en 2010, meilleure que la
croissance des marchés développés, par exemple dans la zone euro (1,1 %) et dans certains marchés émergents comme la Pologne (1,9 %) ou la Russie (3,3 %). Selon HSBC, 2010 peut réserver de bonnes surprises en termes de croissance, compte
tenu de la vigueur de la demande intérieure. Le scénario central de HSBC pour la croissance du Brésil est de 5,3 % en 2010.
La croissance en Asie devrait aussi être vigoureuse, par exemple le consensus pour la croissance du PIB de la Chine en 2010 se situe à 9,5 %. Selon Simona Paravani, il importe cependant de souligner qu’une exposition aux actions d’Amérique
latine est une façon de tirer parti de la forte croissance en Asie.
« L’Asie est un moteur important de la demande de matières premières. Or l’Amérique latine est un exportateur de matières premières. Cela se reflète aussi dans le biais sectoriel du marché, les secteurs comme les matériaux et l’énergie
représentant plus de 45 % de l’indice MSCI Amérique latine ».
Simona Paravani souligne que les actions latino-américaines suscitent actuellement quelques hésitations, après l’annonce récente par le gouvernement brésilien du prélèvement d’un impôt de 2 % sur les achats par les investisseurs étrangers
de valeurs à revenu fixe et d’actions libellées en real. Cela a fait craindre des répercussions sur les performances de la région toute entière, non seulement parce que le Brésil représente plus de 70 % de l’indice MSCI Amérique latine,
mais aussi parce des politiques semblables sont adoptées ou envisagées dans d’autres pays de la région.
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