Annonce partenaire
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
8041.81 -0.19% -1.32%
Diversifiés / Flexibles Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Actions Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Performance Absolue Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds

Cette société de gestion est très critique envers le Label ISR mais propose ses solutions...

Mirova fait suite à la publication le 29 juillet des orientations du comité du label ISR sur son évolution pour consultation des acteurs de la place concernés.

 

 

Voici la réponse que Mirova a adressée à la consultation du Comité du Label ISR :

 


 

Le comité pose un certain nombre de constats que nous partageons, en particulier l’« exigence croissante des épargnants de voir leur épargne contribuer au développement durable », et le « développement du label qui a aussi fait apparaître certaines faiblesses du référentiel que d’aucuns ont utilisé pour filtrer avec l’écoblanchiment ». L’enjeu majeur de cette réforme du label ISR devrait donc être de répondre à la tension existant entre ces deux tendances contradictoires. Malgré les affirmations du Comité en vue de disposer d’un véritable « socle ISR solide et exigeant », les premières orientations du label exposées dans le texte paraissent cependant encore loin du compte pour apporter des réponses satisfaisantes, malgré quelques avancées.

 

Réaffirmation de la nature du label

 

Le point le plus regrettable nous parait la réaffirmation de la nature du label comme label ESG « visant à valider des démarches équilibrées dans les domaines de l’environnement, du social et de la gouvernance » avec une méthode « best in class » dont « l’objectif est de réduire de 20% l’univers d’investissement des fonds ». Autrement dit un label dont l’ambition se doit d’être limitée. Ce postulat nous parait obsolète par rapport aux pratiques actuelles de marché, qui ont développé bien d’autres techniques de gestion que le best-in-class depuis 2016, y compris hors fonds « verts » ou « climat ». Les imperfections méthodologiques de la simple réduction d’un univers d’investissement pour démontrer une véritable sélectivité en matière de développement durable ne sont plus à démontrer. Avec cette approche, le label ne parait pas en mesure de répondre aux attentes des français de voir leur épargne contribuer au développement durable, la simple et très minimale exigence de « ne pas faire de mal » à travers les choix d’investissement n’étant même pas garantie.

 

Pour répondre à ces attentes, le label devrait exiger l’existence d’objectifs environnementaux et sociaux explicites et ambitieux dans la stratégie des fonds, tels que demandés par la réglementation SFDR pour les produits dits « Article 9 », ou peut-être demain des produits dits « Article 8+ ».

 

Exclusions

 

Si nous saluons le principe de l’intégration de l’approche de double matérialité et de la prise en compte d’exclusions sur le charbon et les énergies fossiles non conventionnelles, que nous appelions de nos vœux, ces orientations restent à ce stade très générales et minimales. Nous alertons également sur le risque important de confusion auprès des épargnants qui pourraient assimiler l’exclusion des fossiles non conventionnels à l’ensemble des énergies fossiles, ce qui n’est pour l’instant pas le cas. En ligne avec les demandes de nombreux professionnels de notre secteur, nous attendons donc des exclusions plus ambitieuses et plus claires. Plus largement, la façon dont seront appréhendées la gestion des controverses, l’intégration des Principal Adverse Indicators, le détail des seuils appliqués aux exclusions fixeront le réel niveau d’ambition du label au-delà de l’affirmation de principe.

 

Gradations du label

 

Par ailleurs, la mise en place d’un principe de label socle articulé à d’autres labels plus qualitatifs, ou de labels à niveaux, est une orientation que nous avons toujours soutenue. Celle-ci doit toutefois s’articuler avec la nécessité de ne pas multiplier les labels et déclinaisons de labels au risque de perdre le signal simple et clair qui doit être adressé à l’épargnant.

 

Périmètre du label

 

Enfin, l’adaptation du référentiel à différents types de produits financiers ne peut être souhaitable que si ceux-ci, ainsi que leurs classes d’actifs sous-jacentes, sont compatibles avec une exigence de qualité développement durable. Ainsi, la labellisation de fonds synthétiques - et plus largement les fonds passifs, les fonds long/short ou encore les fonds monétaires ne nous semble pas répondre à cette exigence.

 

Si la réforme vise à répondre aux attentes de l’industrie par un niveau d’exigence plus élevé mais toujours très faible, l’objectif sera atteint. A notre sens, l’objectif est avant tout de répondre aux attentes des épargnants français, en leur apportant les gages de qualité développement durable et les points de repère qu’ils attendent, rôle essentiel d’un label. Nous appelons donc le comité du label à aller plus loin pour conserver une réelle utilité au label ISR.

 

H24 : Pour en savoir plus sur les fonds Mirova, cliquez ici.

Autres articles

Voir tous les articles
Actions PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Article 9 Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Obligations Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds