Annonce partenaire
CAC 40 Perf Jour Perf Ytd
8041.81 -0.19% -1.32%
Diversifiés / Flexibles Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Actions Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Performance Absolue Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds

🔺 Pourquoi il ne faudra pas passer à côté de ce secteur ces prochains mois...

L'analyse d'Antonio Roman, Gérant du fonds Axiom European Banks Equity

 

 

  • Les taux réels et les primes de risque sont en hausse, traduisant le resserrement monétaire et l'inquiétude du marché sur les résultats à venir et les perspectives économiques.

  • Les actions à duration longue et aux résultats les plus sensibles au cycle ont mécaniquement été pénalisées (méthode des "Discounted Cash Flows").

  • L’indice CDS High Yield Européen a atteint les c.600 (vs. Plus haut observé en temps de crise majeure ≈ 1000), signe que le marché s’attend à une augmentation importante du nombre de défauts.

  • L'effet de la hausse des taux réels sur les multiples des actions bancaires a été très contenu du fait de la duration faible du secteur. En revanche, les valorisations ont souffert de la forte augmentation des primes de risque, le secteur étant exposé aux cycles de crédit.

  • Les anticipations de hausses de taux ont conduit les analystes à réviser à la hausse leurs attentes pour le secteur : ainsi, après de longues années de stagnation, les analystes voient une croissance des revenus d'intérêt à deux chiffres pour 2023 et 2024.

  • Malgré la guerre, les attentes des analystes sont à leur plus haut depuis le début de l'année, ce qui s’explique notamment par :

    • La croissance observée des volumes de prêts,

    • La sensibilité des banques aux taux d’intérêts,

    • Le taux de pertes de crédit constaté très faible,

    • La vitalité des salles de marché.

  •  La croissance des volumes de prêts (+5,8% en mai sur base annuelle, + 5,4% en avril et + 5% en mars) est largement supérieure à la croissance des salaires, générant des effets ciseaux positifs.

  • On observe une augmentation des marges liée à la hausse des taux. Dans les devises ayant déjà entamé leur cycle de hausse de taux, les rémunérations des dépôts bancaires ont peu bougé, les banques passant peu ou pas la hausse de leurs marges à leurs clients.

  • Nous sommes sceptiques sur le niveau des primes de risque :

    • Si les indicateurs d'activité affichent une tendance baissière et ont été globalement décevants, rien ne dit qu'ils entreront durablement sur des niveaux de contraction,

    • La variable la plus corrélée au nombre de défauts est la variation du taux d'emploi, qui est pour le moment dirigée dans le bon sens,

    • La typologie de récession la plus négative pour les banques est la déflation - les taux baissent, l'offre et la demande de crédit diminuent, la dette est épongée par des restructurations en masse - dans le cas présent,

    • La croissance nominale des revenus permet d'éponger les dettes et les banques sont là pour soutenir les acteurs économiques contraints de recycler leur financement. Il n'est pas certain du tout que les défauts augmentent significativement.

  • S'il est vrai que la seule façon pour la BCE d'avoir un effet sur l'inflation à court-terme est de réduire la demande, les politiques fiscales des gouvernements, qui consistent largement à compenser les acteurs privés pour le renchérissement de la vie et de l'énergie en particulier, ont pour le moment l'effet inverse (exemple : le plan "Pouvoir d'achat" du gouvernement Macron)

 

H24 : Pour bien comprendre le contexte et le positionnement du fonds Axiom European Banks Equity, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur les fonds Axiom AI, cliquez ici.

Autres articles

Voir tous les articles
Actions PEA Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Article 9 Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds
Obligations Perf. YTD
Pour en savoir plus, cliquez sur un fonds