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🗳 Réélection d’Emmanuel Macron : où investir pour les 5 prochaines années ?

L’élection d’Emmanuel Macron, le 24 avril dernier, s’inscrit dans un contexte particulièrement chahuté. Inflation, pouvoir d’achat, guerre en Ukraine, transition écologique... les défis à relever seront nombreux pour le nouveau gouvernement.

 

Patrick Artus (conseiller économique de Natixis) et Stéphane Déo (directeur des stratégies de marchés d’Ostrum Asset Management) reviennent sur les perspectives de la France ces 5 prochaines années autour de quatre thématiques clés.

 

Pouvoir d’achat

 

A nouveau placé au premier rang des préoccupations des Français, le pouvoir d’achat est déjà annoncé comme l’une des priorités du quinquennat. Cependant, la question n’est toujours pas en passe d’être résolue. L’inflation s’est largement diffusée dans tous les secteurs et pour Stéphane Déo, soutenir les ménages uniquement sur les prix de l’énergie ou alimentaires revient à laisser de côté tous les autres secteurs et donc à nourrir de nouvelles pressions inflationnistes. De même, Patrick Artus remarque que la France étant un grand pays importateur, l’argent public distribué risque d’être dépensé à l’extérieur, et nourrir le déficit extérieur au lieu de soutenir l’économie. L’indexation des salaires sur les prix semblerait être l’alternative la plus crédible pour augmenter le pouvoir d’achat, mais au prix d’une inflation complètement hors de contrôle.

 

Climat

 

La transition énergétique, également mesure phare des décisions politiques à venir, risque d’être avant tout un choc sur le portefeuille des ménages. En effet, la baisse de l’offre d'énergie fossile doit se faire au même rythme que celle de la demande, ce qui n’est pas le cas actuellement. De plus, l’épisode covid a renforcé ce besoin en hydrocarbures, alors que les gouvernements ont pris du retard sur la partie renouvelable, qui ne fonctionne d’ailleurs que de manière intermittente.

 

Le conflit entre Kiev et Moscou est toutefois venu rebattre les cartes : la transition écologique va désormais de pair avec l’indépendance énergétique et la volonté d'indépendance vis-à-vis des hydrocarbures russes. Pour Patrick Artus, la question principale est désormais celle de la coordination : la production d’énergies renouvelables doit répondre à un besoin, mais ce besoin est conditionné à cette même production. Le rôle du gouvernement sera alors essentiel afin de planifier et mettre en relation les acteurs économiques. Reste la question du coût, qui est estimé à 4% du PIB par an d'après Sébastien Déo.

 

Compétitivité

 

La France souffre d’un déficit commercial fort, tout en étant une terre attractive pour les investisseurs. Il faut toutefois noter que si le déficit se creuse sur la partie biens, la balance s’améliore nettement du côté des services.

 

Sur la partie innovation, la France est en manque d’innovation de rupture. Cependant, la réponse doit passer par des changements structurels : si la question du financement avance, le problème réside plutôt dans une véritable aversion pour le risque dont sont frappés les investissements publics. Pour Patrick Artus, la recherche française cherche à limiter au maximum le risque d’un investissement non-rentable, quitte à ne pas soutenir de véritables projets d’innovation.

 

Finances publiques

 

Pour les deux intervenants, le constat est le même : la marge de manœuvre est serrée et dépendra majoritairement des taux d’intérêts. Bonne nouvelle, ces derniers sont encore territoire négatif, mais le stratégiste rappelle que « nous vivons sûrement les derniers instants sans contraintes monétaires en Europe ». Un vent de rigueur budgétaire souffle en Allemagne, annonçant le tournant des politiques restrictives à venir. 

 

Stéphane Déo, quant à lui, est inquiet : la prime de risque sur les emprunts français est en augmentation. Sans atteindre la situation de la dette italienne, l’OAT perd du terrain face au Bund allemand, signifiant que les investisseurs intègrent petit à petit un risque de défaut plus élevé.

 

Dès lors, où investir dans une période aussi volatile ? 

 

Pour Patrick Artus, « dans un monde plus inflationniste il faut rechercher des actifs qui protègent contre l'inflation, il faut donc aller là où les revenus sont indexés sur les prix comme l’immobilier grâce aux loyers. »

 

Stéphane Déo estime en revanche que si les marchés actions subissent plus de turbulences que les obligations, ils rebondissent également plus rapidement et plus fortement. En effet, l’inflation implique une augmentation des prix pour les entreprises, et donc des marges et des dividendes. « Si on a de la patience, les actions sont un meilleur choix ! »

 

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Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.

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