🧯 Rotation de style : Déjà une "surchauffe" de la value ?
Mais que se passe-t-il sur les marchés en ce début d’année ? Les résultats exceptionnels de 2021 ont rapidement laissé place à une véritable purge sur les valeurs de croissance au détriment de leurs consœurs dites "value". Avec des indices boursiers dans le rouge et une volatilité qui monte en flèche, la rotation de style est-elle cette fois-ci partie pour durer ? N’y a-t-il pas déjà une “surchauffe” de la value ?

Une rotation de style aussi brutale que rapide
Peu inquiètes, il y a de ça quelques mois, les banques centrales ont été contraintes de changer de ton à la faveur d’une inflation battant tous les records de part et d'autre de l'Atlantique. C’est au pays de l’oncle Sam que la hausse des prix est la plus impressionnante : plus de +7% sur l’année ! La Federal Reserve doit désormais faire face à deux défis majeurs, à savoir un marché immobilier en surchauffe ainsi qu’une boucle prix/salaire qui s’alimente de jour en jour. Face à cette inflation galopante, les marchés se sont inquiétés d’une augmentation des taux directeurs, tant sur la cadence que sur leur montant. Et la moindre des choses est de dire que les annonces du patron de la Fed n’ont pas rassuré les investisseurs.
Si plusieurs éléments exceptionnels ont influé sur la rotation de style (Covid, l’annonce du vaccin ou encore le discours de Jerome Powell), Geoffroy Goenen n’a « jamais vu un mouvement aussi violent dans un temps si court ». Le regain d’intérêt des marchés, couplé à d’importantes prises de profits sur certaines valeurs “croissance”, a généré une surperformance de près de 12% des titres "value" sur le mois de janvier. De plus, les différentiels entre secteurs sont colossaux : près de 25% entre les valeurs pétrolières et la technologie !
Quel avenir pour la value ?
Le gérant entrevoit toujours une hausse des taux qui devrait remonter le 10 ans américain à un niveau situé entre 2 et 2.5%, avec une cessation du programme d’achat d’actifs en mars ainsi qu’une réduction du bilan à partir de l’été. Sur le Vieux Continent, la BCE montre des signes de prudence, même si Christine Lagarde a semé récemment le doute. La gestion table donc sur un niveau maximum de 0.5% pour le Bund avec une première hausse des taux envisageable fin 2022.
Geoffroy Goenen entend également garder un œil sur les grands fonds de pension, acteurs prépondérants sur les marchés. Ces derniers font face à une exposition en actions particulièrement élevée et sont donc à la recherche d’un rendement sans risque, que pourrait leur garantir des taux au-dessus de 2% aux USA. Pour le gérant, « ces mastodontes ont une force de frappe quasiment plus puissante que celle de la Fed » et pourraient presque « compenser les mesures des banques centrales ».
Toutefois, même si la hausse des taux pourrait se prolonger sur la période à venir, Candriam a la conviction que « la majorité de l'ajustement Value / Croissance est derrière nous ». En effet, il faudrait plutôt tourner son attention vers le ralentissement économique qui se profile, avec des indices mondiaux en berne du côté de la production et des services. Pour le gérant, « il nous semble plus qu’opportun de se repositionner sur les valeurs qui vont connaître une accélération de leurs revenus et de leurs bénéfices grâce à leur segment à haut potentiel ou à leur recours à l’innovation ».
Plusieurs opportunités sont ainsi à saisir sur des valeurs qui ont fortement décroché du fait de la rotation sectorielle, avec des entreprises dans les secteurs industriels ou technologiques en bonne santé financière et à des niveaux de valorisation au plus bas.
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Article rédigé par H24 Finance. Tous droits réservés.
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