Les marchés ne pricent pas encore l’intégralité de la crise selon JP Morgan AM...

On commence à voir la lumière… mais le tunnel semble encore long selon JP Morgan AM
Il est encore trop tôt pour crier victoire selon le stratégiste de J.P Morgan AM Vincent Juvyns. Malgré tout, de nombreux signes encourageants peuvent être décelés. Au niveau sanitaire tout d’abord, le taux de contamination en baisse depuis quelques semaines en Asie, ne ré-accélère pas. Ce même taux ralentit dans les pays d’Europe ayant adopté les mesures de distanciation. Aux États-Unis, de plus en plus d’États prennent conscience du danger et limitent les déplacements. Aussi, le rebond de l’activité constaté en Chine pousse à garder espoir.
Du côté des réponses politiques, la gestion estime que les mesures annoncées sont suffisantes. L’optique « Whatever it takes » des gouvernements et banques centrales rassure. Ainsi, la banque centrale a stabilisé le marché obligataire et les tensions sur la liquidité se sont atténuées. Malgré tout, la gestion souligne que nous serons (à minima jusqu’à mai) dans ce climat de « guerre », défavorable aux marchés, en raison notamment du développement du virus aux États-Unis.
En raison du choc tout à fait exceptionnel du virus sur l’économie, la gestion souligne la difficulté de chiffrer les dégâts sur la croissance des différents pays. Malgré cela, les experts de la société s’y sont risqués, les estimations de croissance (à fin mars) pour 2020 sont :
- -5.3% aux États-Unis (puis +4.5% en 2021)
- -3.4% en Euro-zone (puis +4.7% en 2021)
- +1.1% en Chine (puis +9.8% en 2021)
Concernant les marchés financiers, après une baisse généralisée extraordinairement rapide, la gestion se questionne sur la valorisation des actions. Certes, la valorisation est retombée sur les marchés mais « nous n’avons pas encore vu les attentes bénéficiaires retomber dans des proportions similaires » souligne le stratégiste. Il est donc difficile de savoir si les marchés valorisent assez ou non la crise que l’on traverse aujourd’hui.
Pour ce qui est de la baisse du cours de l’or noir, la gestion pense que l’impact de cette tendance sera, au global, légèrement positif. En effet, il y a plus de consommateurs que de producteurs dans le monde. Cependant, un travail de gestion active doit être fait au niveau de l’allocation géographique. Le Royaume-Uni et les marchés émergents sont, par exemple, fortement exposés au pétrole. Le poids du secteur de l’énergie dans le marché des actions est pour ces deux zones du globe respectivement de +10 et +6%. C’est moins le cas en Europe (hors UK, avec +3.5%), aux US (+2.5%) et au Japon (moins de 1%).
D’un point de vue allocation d’actifs, la gestion reste sous-pondérée aux actions sur ses différents fonds car les marchés ne « pricent » selon eux pas encore l’intégralité de la crise. Sur ces marchés actions, les US sont préférés à l’Europe. La gestion est neutre sur le Japon et les émergents.
Il en va de même pour l’exposition globale au crédit qui a été réduite, notamment sur le High Yield. La gestion conserve son exposition à la dette américaine pour son caractère défensif et augmente son exposition à la dette corporate Investment Grade. Côté devises, les gérants ont diminué la position sur l’Euro pour renforcer celle sur le Yen, toujours en raison de la volatilité attendue ces prochaines semaines.
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