Après 1987, 1997 et 2007…à quoi s’attendre pour l’été 2017 ?
Dans une récente note d’analyse, l’économiste Marc Touati observe que les années boursières se terminant par le chiffre « 7 » (1987, 1997, 2007) ont régulièrement été chahutées à l’été ou à l’automne. Faut-il s’attendre à de nouveaux soubresauts semblables en 2017 ?

Marc Touati, Président du cabinet ACDEFI
En Bourse, le chiffre 7 ne porte pas bonheur. On connaissait le célèbre « cycle de crise tous les 7 ans » observé sur les marchés avec la succession de mauvaises années boursières en 1987, 1994, 2001, 2008 et 2015. Mais le chiffre 7 porte également malheur aux marchés lorsqu’il se trouve à la fin des années calendaires.
« Que va-t-il donc bien pouvoir se passer en 2017 ? »
« Même si nous ne sommes pas des adeptes de la numérologie, un cycle de 10 ans se rappelle à nous. Celui-ci a commencé avec le krach d’octobre 1987, s’est poursuivi avec la crise des pays émergents de 1997, puis celle des subprimes de 2007. Que va-t-il donc bien pouvoir se passer en 2017 ? » s’interroge Marc Touati dans une récente note d’analyse.
L’économiste observe que lors de ces précédents événements, la chute des marchés avait été violente mais plutôt brève : « Lors de ces trois crises, les funestes prévisions d’effondrement durable du système ont été contredites par la réalité » affirme-t-il.
« En 1987, grâce à l’assouplissement monétaire massif de la Réserve fédérale américaine, le krach boursier a été effacé en quelques mois (…). En 1997, la crise des émergents a suscité un "flight to quality" vers les pays développés, qui ont ensuite bénéficié d’une période de vigueur économique exceptionnelle (…). Quant à 2007, si la récession mondiale a bien eu lieu en 2008, la réaction des banques centrales et les relances budgétaires généralisées ont permis de sortir de l’ornière dès l’été 2009 ».
Si l’Histoire venait à se répéter, une éventuelle crise en 2017 pourrait donc n’être que passagère. Malgré cela, pour Marc Touati, les risques d’une chute des marchés sont bien présents.
Des risques de déceptions sur les marchés
« Il faut être clair : pour justifier économiquement un Dow Jones à 21.000 points, il faudrait une croissance mondiale de 8%. Or, cette dernière ne sera que d’au mieux 3,5% tant en 2017 qu’en 2018 » affirme l’économiste.
Par ailleurs, « D’un point de vue économique, les dangers sont aussi pléthore : créances douteuses et potentielle crise bancaire en Chine, resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis et fin prochaine de la "planche à billets" de la BCE » énumère-t-il.
Enfin, Marc Touati envisage que les espoirs politiques et économiques apparus en Europe et notamment en France avec l’élection d’Emmanuel Macron pourraient également être la source de déceptions. En somme, « La prudence doit donc rester de mise » conclut l’économiste.
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