Neuf choses à savoir d’après la star de la gestion obligataire…
"Le Rouge est-il le nouveau Vert ?" par Bill Gross, gérant chez Janus Capital

Comment les décideurs politiques envisagent de régler une crise de la dette mondiale et de long terme :
- Comme au Japon, en zone Euro, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les banques centrales ont racheté/rachètent des volumes croissants de dette souveraine (QE), puis rétrocèdent l’ensemble des intérêts acquis à leurs Trésors et finissent par prolonger les maturités de leurs obligations. Un jour, il est possible qu’elles « oublient » même la dette. Pouf ! Elle a disparu.
- Garder les taux d’intérêt artificiellement bas pour doper les cours des actifs et renflouer les entreprises zombies et les investisseurs privés. Persister et faire « comme si ».
- Parler de « normalisation » pour maintenir une courbe des taux aussi pentue que possible pour soutenir les institutions financières soumises à des engagements de passif sur le long terme, mais normaliser très, très lentement en utilisant de la répression financière.
- Dérèglementer les règles comptables pour que certains assureurs et fonds de pension potentiellement en faillite puissent sembler solvables. Porto Rico, ça vous dit quelque chose ?
- Rétrograder ou ne jamais parler de la charge que représentent les taux d’intérêt si faibles sur les ménages épargnants. Suggérer qu’il s’agit d’un problème qui sera, à terme, résolu par « le marché». Commencer à mettre l’accent sur la politique « budgétaire » et non « monétaire » mais sans jamais faire allusion à Keynes ou à la hausse du déficit budgétaire du pays. Utiliser les mots en vogue, comme dépenses « d’infrastructure » et « baisses d’impôts ». Tout le monde veut que les nids de poule soient réparés sur les routes, non ? Et tout le monde veut payer moins d’impôts !
- Promouvoir le capitalisme – même si les taux d’intérêt proches de zéro, contrôlés par les gouvernements, déforment les marchés et finissent par corrompre le capitalisme tel que nous le comprenions par le passé.
- Réintroduire la logique de la Courbe de Laffer pour réduire sensiblement les impôts payés par les entreprises. Entretenir l’espoir. Décourager le constat des tendances de productivité désastreuses qui traduisent l’inefficacité d’un système économique.
- Si vous êtes un décideur ou un personnage politique, prévoir de prendre votre retraite en quittant la Fed/le Congrès/l’Aile Exécutive en déclarant que vous cédez votre place à la génération suivante. Si vous êtes un gérant de portefeuille actif (et non passif), lutter contre le développement des ETF et des fonds indiciels faiblement margés. Mais prévoir de prendre votre retraite avec un bon petit pécule.
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