Pour DNCA, les opportunités persistent en zone euro malgré une BCE attentiste
Alors que les investisseurs s’interrogent de nouveau sur l’orientation des politiques monétaires, Igor de Maack, porte-parole de la gestion de DNCA, continue de penser que les marchés européens offrent davantage d'opportunités que les marchés américains.

Les angoisses des investisseurs relatives à la politique monétaire des banques centrales ont repris de plus belle depuis le récent discours de Mario Draghi, entraînant les indices boursiers en baisse et les taux du marché obligataire en légère hausse.
« La politique monétaire américaine est de plus en plus intenable »
Outre-Atlantique, on sait que la Fed devrait désormais remonter ses taux sans tarder, éventuellement dès septembre, plus probablement en décembre.
« La politique monétaire américaine est de plus en plus intenable et la prochaine hausse des taux se rapproche. Le dollar pourrait d’ailleurs se renforcer à moyen terme. La BCE, elle aussi, va être confrontée au dilemme de remontée des taux si l’inflation devait se redresser » anticipe Igor de Maack.
Ceci d’autant plus qu’« une divergence trop longue et trop forte entre les deux politiques monétaires créerait des effets de distorsion et des effets d’aubaine sur les marchés financiers internationaux ».
La situation aux Etats-Unis et en Europe reste pourtant assez différente sur le plan économique et politique. « La gouvernance de la zone euro est plus complexe que celle de la zone dollar. Il ne faut donc pas raisonner de façon homothétique entre les deux politiques monétaires » souligne le gérant.
Europe : problème d’image politique
La gouvernance européenne souffre des déboires qui ont porté atteinte à l’image du Vieux continent auprès des investisseurs étrangers (notamment le Brexit). Pour cette raison, « Les actions européennes souffrent d’une décote politique qu’il est toujours difficile de quantifier ».
« Sans relance du projet européen, ce sentiment perdurera et entamera la confiance des consommateurs et des entreprises domestiques qui choisiront plutôt de thésauriser leur épargne et leur trésorerie plutôt que de dépenser ou d’investir » estime Igor de Maack.
La prudence des investisseurs est renforcée par le fait que « Les échéances politiques (Italie, Etats-Unis puis France et Allemagne) contamineront les marchés [et] pourraient sonner le retour d’une volatilité évanescente pendant l’été ».
Encore certaines opportunités en zone euro malgré tout
Néanmoins, « Si ces obstacles [politiques] sont correctement franchis, les actions européennes pourraient rattraper une partie de leur retard de performance. En effet, jusqu’à présent, les publications semestrielles des entreprises sont rassurantes ».
Par ailleurs, « La reprise de la zone euro n’a pas encore vacillé (…). Les attentats et les risques migratoires n’ont pas entraîné de chute massive de la consommation en Europe sauf peut-être pour le secteur du tourisme en France cet été ».
Ainsi, « L’investisseur peut trouver dans les marchés actions de la zone zone, en étant sélectif, des croissances de bénéfices, des opérations de fusions & acquisitions ou des dividendes confortables » explique Igor de Maack.
Pour le gérant, les opportunités en Europe semblent plus nettes qu’aux Etats-Unis car certes, « La croissance américaine (…) s’avère toujours robuste tout comme l’emploi », mais « Aux Etats- Unis, la remontée possible des taux et les niveaux historiques des marchés actions incitent à la prudence » souligne-t-il.
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