Le CAC40 perd 2% : réaction à chaud
Les tensions sont de retour depuis quelques jours sur les marchés suite au calme estival. Le discours jugé "décevant" de Mario Draghi, jeudi dernier, reste mal digéré par les investisseurs. Stanislas de Bailliencourt, gérant du fonds Sycomore Allocation Patrimoine, réagit à la baisse du jour.

Lundi matin, les indices boursiers européens s’affichaient en nette baisse, le CAC40 perdant environ 2% à 4.400 points. Les banques et l’industrie étaient les deux secteurs les plus touchés par ce mouvement.
Stanislas de Bailliencourt relativise la force de ce mouvement vendeur. « Les marchés ont perdu 3% en trois jours, mais cela survient après deux mois de très faible volatilité » rappelle-t-il.
« C’est normal, il faut que ça respire un peu. D’ailleurs, la baisse d’aujourd’hui est également un réajustement des marchés européens après la baisse des indices américains vendredi soir ».
À ce sujet, le gérant remarque que « Ce qui est intéressant, c’est que d’habitude l’Europe est plus volatile que les Etats-Unis. Cette fois-ci, en fin de semaine dernière, on a observé davantage de volatilité sur le S&P 500 que sur l’Eurostoxx ».
Aux Etats-Unis, les craintes d’une remontée imminente des taux directeurs de la Fed refont surface. Pourtant, « Il n’y a pas eu d’information particulière sur la hausse des taux de la Fed. On assiste plutôt à une prise de conscience des investisseurs après, encore une fois, un été où la volatilité a été excessivement faible », souligne Stanislas de Bailliencourt.
Quant à la BCE, « Les investisseurs ont été un peu déçus par le discours de Mario Draghi, mais il faut souligner que certaines attentes étaient devenues trop élevées. Certains analystes s’attendaient même à ce que la BCE annonce des achats d’actions, ce qui était irréaliste (…). Les marchés ont été trop gourmands ».
Le gérant ne s’étonne pas du statu quo de la BCE lors de la conférence de jeudi dernier, et explique : « Au fur et à mesure, la BCE se rend compte des effets négatifs de sa politique monétaire pour le secteur financier au sens large », ce qui la pousse notamment à ne pas abaisser davantage ses taux directeurs.
Sur le marché obligataire, les taux souverains des pays-cœurs de la zone euro sont récemment remontés. Le Bund à 10 ans allemand est ainsi repassé en territoire positif.
Expliquant ce mouvement, Stanislas de Bailliencourt souligne : « Les investisseurs prennent conscience que les prix du pétrole se rapprochent de leur niveau d’il y a un an, ce qui devrait bientôt se traduire par un effet de base positif dans le calcul de l’inflation ».
L’inflation en zone euro en rythme annuel, encore très faible à l’heure actuelle (+0,2%), pourrait ainsi progresser dans les mois à venir et pousser la BCE à ne pas accélérer sa relance monétaire.
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