Quelles seront les prochaines actions des banques centrales ?
Dès le 8 septembre prochain, les banques centrales vont revenir sur le devant de la scène, animant les marchés en fonction de leurs nouvelles annonces. Qu’attendre de ces réunions ?

« Deux questions dominent les débats relatifs à la politique monétaire actuellement : y aura-t-il des changements à court terme et quelles sont les options de politique sur le long terme ? », résume Joost van Leenders, chef économiste chez BNP Paribas IP, dans une récente note de conjoncture.
Fed : faible probabilité d’une remontée des taux en septembre
Il y a quelques jours seulement, la question portait « sur la probabilité d’une hausse des taux de la Fed (...) en septembre ou en décembre », poursuit l'économiste. Mais depuis le vendredi 2 septembre, ce débat a beaucoup évolué.
« Un rapport sur l’emploi [américain] pas mauvais mais cependant moins fort que prévu a provoqué vendredi un fort rebond des marchés qui en ont conclu que la Fed, très prudente cette année, attendrait décembre pour monter ses taux directeurs » résume Jean-François Gilles d'Erasmus Gestion.
Si ce scénario venait à se concrétiser, la Fed aurait donc attendu un an pour décider de sa deuxième hausse de taux, après celle de décembre 2015.
Attention cependant à une éventuelle surprise : selon le baromètre de CME Group, la probabilité d’une hausse des taux de la Fed le 21 septembre prochain reste encore d'environ 20%.
BCE : vers l’annonce d’une prolongation du quantitative easing
En zone euro, « La trajectoire à court terme de la politique monétaire de la BCE fait moins débat. La Banque centrale européenne semble satisfaite de l’évolution récente de l’économie et du déploiement de son outil monétaire. Toutefois, la faiblesse persistante de l’inflation pourrait justifier un renforcement des mesures d’assouplissement. Nous anticipons à cet égard une prolongation du programme de rachat d’actifs de la BCE au-delà de mars 2017 » affirme Joost van Leenders.
Une minorité d'analystes s'attend à d'autres annonces de la part de Mario Draghi, président de la BCE, le jeudi 8 septembre prochain. Certains envisagent une nouvelle baisse des taux directeurs, avec notamment un taux de refinancement qui pourrait passer de 0% à -0,10% comme au Japon. Une telle décision resterait controversée.
Par ailleurs, « La publication d’une analyse concernant les impacts d’un déclenchement du Brexit sera à surveiller » de la part de la BCE, note pour sa part Nicolas Chéron, stratégiste chez CMC Markets.
A noter qu’en Europe, la prochaine réunion de la Bank of England aura lieu le 15 septembre. La teneur du discours de Mark Carney pourrait être influente sur les marchés après l’abaissement des taux directeurs de la BoE en août.
BoJ : la politique monétaire reste impuissante
Au Japon, la politique monétaire ultra-accommodante de la Bank of Japan ne parvient toujours pas à redonner de l’allant à l’économie. « La situation demeure résolument la même [au Japon], malgré un vaste programme d’assouplissement quantitatif et des taux d’intérêt négatifs » remarque Joost van Leenders.
Le pays reste toujours concerné par une inflation et une croissance très faibles -voire négatives- depuis le début de l’année, malgré l’abaissement des taux directeurs de la BoJ en janvier.
L’économiste de BNP Paribas IP souligne néanmoins que « Dans une interview récente, le gouverneur Kuroda n’a pas exclu d’autres baisses des taux », entretenant quelques espoirs pour la prochaine réunion de la BoJ qui aura lieu le 20 septembre.
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