Le top 10 des raisons pour lesquelles les actions américaines risquent de sérieuses déconvenues
Dans l’édition du 30 août des Echos, Pierrick Fay rapporte une récente analyse de Bank of America Merrill Lynch, qui réalise un top 10 des raisons pour lesquelles les marchés américains pourraient prochainement se retourner à la baisse.

Les indices boursiers américains ont enregistré cet été de nouveaux records de hausse dans un contexte de très faible volatilité. Pour autant, Bank of America ML craint une éventuelle correction à venir.
Les principales raisons de prudence, rapportées par Les Echos, sont les suivantes :
- Fin août, « Les investisseurs ont retiré 4,4 milliards de dollars des fonds actions américaines en une semaine, le niveau le plus élevé depuis deux mois » constate tout d’abord Pierrick Fay.
- Plus généralement, on sait que la Fed devrait poursuivre la remontée de ses taux directeurs dans les mois à venir, bien que les investisseurs continuent d’anticiper un cycle très graduel de normalisation. Attention aux déconvenues.
- La remontée des taux, ou le sentiment d’une prochaine remontée des taux, pourrait faire remonter le dollar par rapport aux autres monnaies, ce qui se traduirait par une pression baissière sur le prix des matières premières, qui cotent en dollars.
- Beaucoup d’intervenants ne s’attendent plus à ce que les marchés américains se retournent : attention au risque de surprise négative en cas de mauvaise nouvelle.
- BoA ML souligne une divergence entre les l’indice des surprises économiques de Citigroup, et les performances boursières américaines : les « bonnes surprises économiques » ont tendance à se réduire alors que les indices américains ont significativement progressé.
- Le PER (P/E) des actions américaines du S&P 500 est remonté à 18,54 fois les bénéfices attendus en 2016, « son niveau le plus haut depuis 2002 » souligne Pierrick Fay.
- Les entreprises américaines enregistrent depuis plusieurs trimestres une croissance limitée de leur chiffre d’affaires et BoA ML estime que les prévisions de croissance des bénéfices pourraient être « difficiles à réaliser » dans certains secteurs.
- Ces mêmes entreprises ont augmenté leur ratio d’endettement (dette nette/bénéfice d’exploitation), revenu au plus haut depuis 2003 dans la plupart des secteurs.
- A l’approche des élections américaines, les investisseurs s’attendent à de nouvelles promesses d’allègements fiscaux qui pourraient ne pas avoir lieu.
- Historiquement, le mois de septembre a été le moins performant pour les marchés américains depuis 1928, arrivant même derrière le mois d’octobre.
Pour lire l’article des Echos dans son intégralité, cliquez ici
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