« Souhaitons-nous toujours vraiment collecter les actifs des clients alors que cela coûte de l’argent ? » s'interroge cette grande banque...
Extraits de l'article "Les conséquences imprévues du monde des taux négatifs…" sur le blog de M&G, par Jim Leaviss, Directeur de l’équipe obligataire pour les fonds ouverts à la distribution

(...) Dans le dernier article du blog, nous nous étions inquiétés de l’éventuelle incapacité des banques à transmettre les taux négatifs aux déposants (par crainte de fuite des dépôts) et à répercuter des taux plus bas aux emprunteurs, ce qui risquerait d’affaiblir la production de crédit.
Dans les faits, bien que cela reste dans l’ensemble toujours d’actualité, nous avons observé quelques changements dans ce domaine.
Le président de l’association des Sparkassen allemandes (caisses d’épargne), Goerg Fahrenschon, a déclaré que « l’ère de la gestion gratuite des comptes était terminée», et que les clients commerciaux allaient commencer à payer des pénalités liées aux taux d’intérêt négatifs.
(...) Le directeur général d’UBS Sergio Ermotti a déclaré que l’environnement de taux négatifs obligeait l’ensemble de l’industrie à se poser la question suivante « souhaitons-nous toujours vraiment collecter les actifs des clients alors que cela coûte de l’argent aux banques, et que cela nous oblige à adosser ces actifs liquides à des montants de capitaux propres d’ampleur absurde ? ».
Il a également indiqué que la banque avait relevé ses taux de prêt en raison du coût des taux négatifs de dépôt.
(...) La détermination des prix des options de taux d’intérêt repose sur une norme de secteur, le modèle SABR.
Ce modèle suppose que les taux ne peuvent pas descendre sous la barre du zéro.
Fischer Black, qui a contribué à modéliser la valorisation des options, déclarait à l’époque : « le taux nominal de court terme ne peut pas être négatif ».
Les modifications du modèle, imposées par des taux devenus négatifs, induisent désormais une plus grande incertitude des résultats, et par conséquent une augmentation des coûts de couverture.
La nécessité de couvrir certains de ces risques, ainsi que d’autres risques induits par les ventes passées de produits structurés, peut avoir augmenté la demande d’obligations physiques, et avoir donc entraîné les rendements encore plus bas, accentuant par là même la volatilité.
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