Billet d'esprit : "Casser l'élastique..."
L’élasticité-prix est l’un des mécanismes qui permet aux marchés de s’équilibrer : la hausse des prix doit faire chuter la demande et réciproquement.
On apprend toutefois à l’école que certains biens, en particulier de luxe, bénéficient d’une « élasticité négative » : plus ils sont chers plus on se les arrache.
(Le prix des obligations varie en sens inverse de leur rendement. Le rendement des emprunts d'Etat japonais à 10 ans était de -7 points de base (-0,07%) au 29 avril dernier. Source Bloomberg)
Il semble que les obligations relèvent aujourd’hui du luxe.
Les emprunts d’Etat japonais n’ont jamais été aussi chers et la demande en provenance de l’étranger n’a jamais été aussi élevée depuis près de 10 ans : 1 500 milliards de yens en avril (soit plus de 12 milliards d'euros. Source Japan Securities Dealers Association).
Zéro ne constitue désormais plus un plancher pour les taux d’intérêt.
Payer pour le privilège de financer les Etats est devenu un luxe très convoité.
Par Bernard Aybran, Directeur de la Multigestion chez Invesco Asset Management
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