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Retour en grâce du style « Value »...

 

Un vent de schizophrénie souffle sur les bourses mondiales.

 

Tantôt en proie aux scénarios du pire les plus fantaisistes, tantôt rassurés par la remontée des cours de l’or noir et l’activisme des grandes banques centrales, les marchés jouent aux montagnes russes.


En à  peine plus d’un mois, les indices boursiers européens ont déjà  effacé une bonne partie des pertes accumulées entre le 1er janvier et les plus bas annuels du 11 février.

 

Et pour cause. Le violent mouvement baissier, dont ont été victimes les marchés d’actions en ce début d’année, s’est nourri de craintes, pour la plupart, irrationnelles.

 

Effondrement de la croissance chinoise au lieu d’un ralentissement structurel et contrôlé, projections d’un prix du pétrole à  10 dollars le baril, menace imminente de récession aux Etats-Unis…

 

Les Cassandre s’en sont donné à  cœur joie et ont brossé un tableau très noir de la conjoncture à  coups de prévisions aux allures de fin du monde.

 

Heureusement, la réalité des faits a repris ses droits sur la spéculation et la panique.

 

A la lumière des dernières statistiques macroéconomiques, les données fondamentales montrent que nous sommes encore loin d’un cataclysme « à  la 2008 ».

 

Maintenant que le scenario du pire s’éloigne, la question se pose de la stratégie d’investissement à  adopter.

 

Quelles classes d’actif ou quels segments de marchés vont être favorisés par les récentes décisions des banques centrales ?

 

De l’annonce de la BCE, on retient deux choses : l’élargissement du programme d’achat d’actifs aux emprunts privés de catégorie Investment Grade et une incitation des banques à  prêter toujours plus forte.

 

De l’annonce de la FED, on retient pour 2016 une remontée des taux américains plus lente qu’initialement annoncée et donc un dollar probablement plus faible que prévu.

 

Pour ce qui est des obligations de la zone Euro Investment Grade, au vu des montants en jeu et de la taille du gisement, il est probable que le soutien de la BCE génère une surperformance significative de ce segment par rapport aux emprunts d’Etats.

 

Pour ce qui est de l’incitation qui est faite aux banques pour faciliter le crédit aux entreprises, cette mesure devrait profiter aux entreprises de la zone Euro fortement endettés.

 

Celles-ci devraient aisément parvenir à  refinancer leur dette ou à  renouveler leurs lignes de crédit.

 

Enfin, un dollar plus faible pénalisera les valeurs exportatrices de la zone Euro sans impacter les valeurs domestiques.

 

De ces deux derniers points, on peut déduire qu’après des années de sous-performance constante, le style « Value » pourrait enfin reprendre le dessus et surperformer les valeurs de croissance, parmi lesquelles figurent de nombreuses exportatrices.

 

David Kalfon, CFA, Président fondateur d’Amaïka AM

 

 

H24 : On a noté que Amaïka a renforcé la catégorie «Â obligations de la zone Euro Investment Grade »Â dans son fonds obligataire Taux Réels Européens.

 

Dans les FCP Amaïka 60 et Maxima, la société a réduit sa surpondération en valeurs de croissance au profit de fonds actions de style « Value ».

 

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