“Quatre bonnes raisons de revenir sur Centifolia”
Jean-Charles Mériaux et Igor de Maack
- Décote des valeurs françaises sur les valeurs européennes,
- Retard de la bourse française sur la bourse allemande,
- Décote des valeurs value par rapport aux valeurs de croissance,
- Nouveau contexte fiscal avec le CICE (“Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi”, particulièrement favorable aux valeurs françaises à forte implantation domestique).
La stabilisation de l’environnement économique, la pérennité armée de la zone euro, le retour à la croissance des bénéfices par action des entreprises françaises et le vote par l'Assemblée en deuxième lecture du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) devraient attirer de nouveaux les investisseurs vers les actions françaises dans leur allocation.
En effet l’impact du CICE sera principalement bénéfique aux entreprises dont la base d’employés est majoritairement française. Les deux secteurs les plus concernés seront les services et l’industrie. Pour certaines entreprises rencontrées récemment, 60 à 70% des employés seraient englobés par la mesure (4% puis 6% de réduction sur les charges salariales patronales pour les salaires inférieurs à 2,5x SMIC).
Les actions françaises affichent à ce jour une valorisation boursière (PER du CAC 40 = 10,3x) qui n’intègrent pas encore l’impact de ce crédit d’impôt.
En effet, cette mesure sera comptabilisée dans les comptes dès l’année prochaine. Dès son adoption définitive par le Parlement, les analystes réviseront à la hausse leur perspective de résultats pour 2013 ce qui ne manquera pas de faire réagir les marchés. Rappelons que le dispositif porte sur 20 Md€, soit 40% de l’impôt sur les sociétés collecté en 2011.
D’autres pays européens réfléchissent à des initiatives similaires. La mesure française doit d’ailleurs être analysée à l’aune des efforts communs des pays de la zone euro pour améliorer leur compétitivité, voie tracée par l’Allemagne depuis dix ans.
Les premières simulations des analystes sur une cinquantaine de sociétés ciblées font état d’un gain cumulé sur le résultat net variant de 10 à 15% en moyenne sur les deux prochaines années impactant ainsi favorablement la valorisation des entreprises françaises en termes de PER.
Les actions françaises bénéficieront de cette mesure à un moment où l’activité macro-économique devrait se stabiliser à la fin du premier semestre 2013.
Cet argument largement ignoré par la presse internationale ou par les bureaux d’analyse anglo-saxons devrait commencer à être perceptible dans les publications des entreprises françaises dès le premier semestre 2013.
Trente ans après, l’histoire va-t-elle se répéter pour les valeurs françaises ?
Texte rédigé à fin décembre 2012.
Autres articles
Voir tous les articlesProduits
Top Collecte OPCVM de ce début d'année chez...
INTENCIAL Patrimoine révèle les fonds ayant réalisé la meilleure collecte en banque sur le mois de janvier.
Publié le 02 mars 2026
Produits
Elle a investi 500 M€ dans 22 fonds gérés par 17 sociétés différentes...
Publié le 24 février 2026
Produits
Les meilleurs fonds à choisir pour investir sur les tendances de demain...
Extrait du magazine Challenges de cette semaine.
Publié le 20 février 2026