Le High Yield : des opportunités toujours présentes malgré un environnement compliqué
Benoît Soler, Responsable du pôle High Yield de Edmond de Rothschild Investment Managers, nous présente les enjeux de l’année 2012 pour les obligations à Haut Rendement et nous explique son positionnement sur ce marché.
H24 : Comment se présente l’année 2012 pour le marché du High Yield ?
Benoît Soler : Les perspectives concernant la santé des entreprises sont encourageantes : les bilans sont globalement assainis, de nombreuses entreprises disposent de liquidités importantes et, contrairement à 2008, elles n’auront pas à faire face à des besoins de refinancement massifs cette année. Les perspectives macro-économiques sont toutefois peu favorables et auront un impact significatif sur les marchés. Les prochaines annonces de résultats du dernier trimestre 2011 des entreprises seront également à surveiller car, d’après les premiers éléments dont nous disposons, ces résultats devraient s’inscrire en nette baisse. Les taux de défaut, même s’ils vont probablement rester à des niveaux limités, devraient quant à eux augmenter.
Le segment du High Yield a toutefois prouvé dans le passé sa capacité à s’accommoder d’une croissance atone à faiblement récessioniste. L’année a d’ailleurs commencé en nette hausse mais les mois suivants seront probablement plus compliqués et la vigilance devra être constante.
H 24 : Comment est aujourd’hui positionné le portefeuille de votre fonds Edmond de Rothschild Signatures Euro High Yield ?
BS : Notre fonds est géré selon une approche patrimoniale, ce qui, durant les périodes difficiles, lui permet d’afficher une certaine résistance et une volatilité parmi les plus faibles de sa catégorie. Pour cela nous privilégions aujourd’hui les secteurs défensifs comme le câble, l’agro-alimentaire ou les sociétés d’emballage, secteurs bénéficiant de revenus récurrents et qui ont démontré dans le passé leur capacité à traverser les crises.
Nous accordons une attention importante à la diversification géographique en favorisant notamment la France, le Benelux et l’Europe du Nord. Le critère de la diversification géographique de l’activité des sociétés sélectionnées est également prépondérant dans notre sélection et nous veillons enfin à ne pas sélectionner des maturités trop longues.
H24 : Votre fonds constitue-il une solution d’investissement adaptée pour 2012 ?
BS : L’Europe va probablement entrer en récession dans les mois qui viennent et la crise de la dette de la zone euro va continuer à nous offrir son lot de (mauvaises) surprises. Comme nous l’avons vu, les obligations d’entreprises n’ont cependant pas besoin de perspectives de croissance fortes pour performer, à condition que les entreprises sélectionnées présentent un bilan sain et génèrent des flux de cash-flow réguliers. En l’absence de récession sévère, les obligations High Yield pourraient donc continuer d’offrir un potentiel de rendement attractif d’autant plus que de nombreux éléments négatifs semblent intégrés dans les prix. Notre fonds, résolument défensif, dispose d’une série d’atouts pour tirer parti de cet environnement.
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